Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Passalé Kanabe Marcelin, conduit depuis le 15 octobre 2026 une délégation tchadienne de haut niveau au Nigeria. L’objectif est d’explorer des solutions d’approvisionnement en gaz pour la centrale de 40 MW réalisée par les Algériens et d’étudier, à moyen terme, de nouvelles opportunités de production électrique en partenariat avec le groupe Green Ville-LNG.
Le Tchad poursuit ses démarches pour diversifier ses sources d’approvisionnement énergétique. Dans cette perspective, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Passalé Kanabe Marcelin, effectue une mission de travail au Nigeria depuis le 15 octobre 2026, à la tête d’une délégation composée de plusieurs hauts responsables du secteur énergétique tchadien.

La délégation comprend notamment le conseiller à l’énergie du président de la République, Dr Mahamat Naser Hassan, le conseiller à l’énergie du Premier ministre, Hassan Kara, ainsi que le président du conseil d’administration de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie.
Cette mission vise principalement à identifier des solutions fiables pour assurer l’approvisionnement en gaz de la centrale électrique de 40 MW réalisée par les Algériens. Elle s’inscrit également dans une perspective de développement de nouvelles centrales à gaz au Tchad, à travers un éventuel partenariat avec le groupe Green Ville-LNG.
Trois sites industriels visités
Durant quatre jours, la délégation tchadienne a effectué des visites techniques sur trois sites du groupe Green Ville-LNG, situés à Kaduna, Port Harcourt et Maiduguri.
Ces visites guidées ont permis aux responsables tchadiens de découvrir les différentes étapes des chaînes de production et de mieux comprendre les procédés techniques de transformation du gaz brut en gaz naturel liquéfié (GNL), ainsi que les capacités opérationnelles du groupe.
À l’issue de ces déplacements, la délégation a relevé plusieurs points positifs, notamment la modernité des installations industrielles, la conformité des équipements aux normes internationales, la disponibilité des stocks et la qualification du personnel.
Ces observations ont constitué une base d’échanges entre les deux parties, en vue d’examiner les conditions d’une éventuelle contractualisation pour l’approvisionnement du Tchad en gaz.
Green Ville-LNG affiche ses capacités logistiques
Déjà présent sur les marchés nigérian et camerounais, Green Ville-LNG entend poursuivre son expansion régionale. Le groupe envisage notamment d’étendre ses activités au Burkina Faso et au Bénin, tout en considérant le Tchad comme une perspective de développement.
Selon les informations communiquées par le groupe, celui-ci dispose de plus de 800 citernes déployées et assure l’approvisionnement des sites visités à hauteur de huit citernes par jour. Des chiffres qui témoignent, selon l’entreprise, de ses capacités de production et de distribution.
Pour le Tchad, l’enjeu est de déterminer dans quelle mesure cette infrastructure pourrait répondre aux besoins de la centrale de 40 MW et contribuer à renforcer les capacités nationales de production électrique.
Vers un partenariat énergétique ?
Au-delà de la recherche d’une solution immédiate pour l’approvisionnement en gaz de la centrale existante, cette mission ouvre la voie à des discussions sur une coopération énergétique à plus long terme.
La perspective de nouvelles centrales à gaz pourrait contribuer à diversifier le parc de production électrique du pays, sous réserve de la faisabilité technique, économique et logistique des projets envisagés.
Les échanges engagés avec Green Ville-LNG devront ainsi permettre d’évaluer les modalités d’approvisionnement, les conditions contractuelles et les garanties nécessaires à la pérennité d’un éventuel partenariat.
Si les discussions aboutissent, cette démarche pourrait constituer une étape importante dans la recherche de solutions durables pour répondre aux besoins croissants du Tchad en électricité. À ce stade, toutefois, aucune contractualisation définitive n’est annoncée.

