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Le Cabinet civil de la Présidence de la République a rejeté, dans un communiqué publié le lundi 3 août 2026, les accusations de « monnayage » des audiences auprès du Chef de l’État, formulées par le député Takilal Ndolassem. Sans le citer nommément, le ministre, directeur de Cabinet du Président de la République, Aziz Mahamat Saleh, dénonce des allégations qu’il juge infondées et affirme se réserver le droit d’engager des poursuites judiciaires.

Dans son communiqué, le Cabinet civil rappelle que les demandes d’audience adressées au Président de la République sont soumises à une procédure administrative « claire, transparente et rigoureusement encadrée ». Selon le texte, les requêtes sont d’abord examinées par le Cabinet avant d’être transmises à « la décision souveraine du Chef de l’État ». Le document précise également que « leur dépôt ne vaut ni acceptation ni programmation d’une audience ».

Cette mise au point intervient après les déclarations du député Takilal Ndolassem, élu du 7ᵉ arrondissement de N’Djamena, connu pour ses prises de position sur les réseaux sociaux contre la mauvaise gouvernance. Dans une vidéo diffusée le 29 juillet 2026, le parlementaire a affirmé avoir déposé à dix-sept reprises une demande d’audience auprès du Président de la République. Il a également accusé des collaborateurs du Chef de l’État de lui avoir réclamé une somme de cinq millions (5 000 000) de francs CFA en contrepartie de l’approbation de sa demande.

En réponse, le Cabinet civil indique que la demande d’audience du député avait déjà été programmée par le Président de la République le 27 juillet 2026, soit deux jours avant la diffusion de la vidéo contenant les accusations. Pour la Présidence, cet élément contredit les allégations selon lesquelles l’obtention d’une audience aurait été conditionnée au versement d’une somme d’argent.

Le ministre, directeur de Cabinet du Président de la République, Aziz Mahamat Saleh, estime que ces accusations portent atteinte à l’honneur des collaborateurs du Chef de l’État ainsi qu’à la crédibilité des institutions de la République. « Face à la gravité de ces propos, qui portent atteinte à l’honneur des collaborateurs du Chef de l’État et à la crédibilité des institutions de la République, le Cabinet civil se réserve le droit d’engager toute action judiciaire appropriée », souligne le communiqué.

Le Cabinet civil réaffirme enfin son attachement aux principes de transparence, d’intégrité et d’égalité dans le traitement des demandes d’audience auprès du Chef del’État.

Au moment de la publication de cet article, le député Takilal Ndolassem n’avait pas encore réagi officiellement au communiqué duCabinet civil de la Présidence.

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