Le ministre des Infrastructures, du Désenclavement et de l’Entretien routier, Amir Idriss Kourda, a procédé ce lundi 4 mai 2026 au lancement officiel des travaux de construction de la route Abéché–Amzoer–Guéréda–Iriba–Amdjarass, longue de 381 kilomètres. La cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre en charge de l’Environnement, ainsi que des autorités administratives et locales des provinces concernées.
D’un coût global estimé à 354,4 milliards de FCFA hors taxes et prévue pour une durée d’exécution de 36 mois, cette infrastructure s’inscrit dans la politique de modernisation du réseau routier impulsée par le président Mahamat Idriss Déby Itno. Le projet ambitionne de renforcer la connectivité nationale et régionale, tout en soutenant le développement économique des provinces du Ouaddaï, du Wadi Fira et de l’Ennedi Est.

Selon les autorités, les retombées attendues sont multiples. Sur le plan économique, la nouvelle route devrait faciliter l’écoulement des produits agricoles, stimuler l’exploitation des ressources minières et favoriser l’essor du tourisme dans ces régions enclavées. Sur le plan social, elle contribuera à améliorer l’accès aux services de base, à renforcer les échanges intercommunautaires et à consolider l’unité nationale.
Le ministre a souligné le caractère stratégique de cet axe, historiquement utilisé comme voie de liaison entre le Tchad et ses voisins, notamment le Soudan, la Libye et l’Égypte. Face à l’intensification du trafic régional, sa modernisation apparaît comme une nécessité pour accompagner les dynamiques commerciales et humaines.

Au-delà de son impact national, la route Abéché–Amdjarass s’intègre dans un corridor international visant à relier le Tchad à la mer Rouge via le port de Safaga en Égypte, et à la Méditerranée à travers les ports libyens de Benghazi et Misrata. Cette ambition positionne le pays comme un futur hub logistique au cœur du continent africain.
Avec ce projet, le gouvernement tchadien entend franchir une nouvelle étape dans la lutte contre l’enclavement et affirmer sa volonté de faire des infrastructures un levier central de développement durable.

