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 En préparation de la 78ᵉ session du Comité de liaison de la Route transsaharienne (CLRT), prévue à N’Djamena avant la fin de l’année, le ministre des Infrastructures, du Désenclavement et de l’Entretien routier, Amir Idriss Kourda, a reçu ce jeudi 22 Octobre 2026 le secrétaire général du Comité, l’Algérien Mohamed Oulda Mouhamedi. Au cœur des échanges : l’état d’avancement du projet et la relance des travaux sur le tronçon Ngouri-Bol.

Le développement de la Route transsaharienne (RTS) était au centre d’une rencontre entre le ministre tchadien des Infrastructures, du Désenclavement et de l’Entretien routier, Amir Idriss Kourda, et le secrétaire général du Comité de liaison de la Route transsaharienne (CLRT), Mohamed Oulda Mouhamedi, en séjour au Tchad dans le cadre des préparatifs de la prochaine session du Comité.

Les discussions ont principalement porté sur l’état d’avancement de ce corridor stratégique qui relie le Tchad à l’Algérie en passant par le Niger. À cette occasion, le ministre a salué la nomination de son interlocuteur à la tête de l’institution chargée de promouvoir le développement de cet axe majeur d’intégration régionale, conformément à la vision de ses pères fondateurs.

Le tronçon Ngouri-Bol au cœur des priorités

Longue d’environ 570 kilomètres sur le territoire tchadien, la partie nationale de la Route transsaharienne présente un niveau d’avancement contrasté. Certaines sections sont déjà bitumées, tandis que d’autres sont encore en cours de réalisation.

Face aux enjeux liés à l’achèvement de cet axe, Amir Idriss Kourda a réaffirmé la volonté des autorités tchadiennes de poursuivre le développement de la RTS. Il a notamment assuré que les dispositions nécessaires sont prises pour permettre la relance, au plus tard en décembre prochain, des travaux sur l’axe Ngouri-Bol.

Cette relance constitue un enjeu important pour améliorer la connectivité entre les localités concernées, faciliter la circulation des personnes et des marchandises et contribuer au désenclavement des zones desservies.

Renforcer l’interconnexion régionale

Au-delà de la Route transsaharienne reliant le Tchad à l’Algérie via le Niger, le gouvernement entend également promouvoir d’autres corridors stratégiques, notamment la liaison Tchad-Libye-Égypte.

L’objectif est de renforcer la position de N’Djamena comme point de convergence des échanges régionaux et de favoriser une meilleure interconnexion du continent africain. Le développement de ces axes routiers est également présenté comme un levier de croissance économique, de création d’emplois et de dynamisation des échanges commerciaux.

Une coopération renforcée pour accélérer le projet

Pour assurer une mise en œuvre optimale du projet, le ministre Amir Idriss Kourda a encouragé le secrétaire général du CLRT à poursuivre la collaboration avec les équipes techniques de son département ministériel, sous la coordination du secrétaire général du ministère, ainsi qu’avec les autres ministères sectoriels concernés.

Cette concertation entre les différentes parties prenantes devra contribuer à améliorer le suivi du projet et à accélérer la réalisation des infrastructures prévues.

La 78ᵉ session du CLRT, annoncée à N’Djamena avant la fin de l’année, constituera ainsi une occasion de faire le point sur les avancées enregistrées et les défis à relever pour concrétiser les ambitions de la Route transsaharienne, un corridor appelé à jouer un rôle majeur dans l’intégration économique et le désenclavement du Tchad.

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