Le Parlement panafricain (PAP) a ouvert, ce mardi 28 avril 2026, sa première session extraordinaire de la 7ᵉ législature, dans un contexte marqué par des enjeux institutionnels majeurs pour l’avenir de l’organisation continentale. La cérémonie d’ouverture s’est tenue sous la présidence du président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, qui a appelé à un renforcement du rôle du PAP dans la gouvernance africaine.
Dans son discours inaugural, le chef de la Commission de l’Union africaine a insisté sur la place stratégique du Parlement panafricain au sein de l’architecture institutionnelle africaine. Il a plaidé pour l’élargissement de ses prérogatives afin de permettre à l’institution de jouer pleinement son rôle dans l’intégration politique, la promotion de la démocratie et le suivi des politiques continentales.

Cette cérémonie a également été marquée par la prestation de serment de nouveaux parlementaires issus de plusieurs pays africains. Le Tchad y a enregistré l’installation officielle de deux nouveaux représentants : Abderahim Hamid Brémé et Mme Halimé Moussa Rozi. Leur entrée au sein de l’institution illustre le renouvellement des représentations nationales et la volonté de renforcer la participation tchadienne aux débats continentaux.
Le Tchad s’est particulièrement illustré par l’importance de sa délégation parlementaire, témoignant de son engagement constant au sein du Parlement panafricain. Cette présence soutenue traduit la volonté des autorités tchadiennes de peser davantage dans les grandes orientations politiques et institutionnelles de l’Afrique.
Parmi les principaux enjeux de cette session extraordinaire figure l’élection du nouveau bureau du PAP, prévue au cours des prochains jours. À cette occasion, le Tchad présente la candidature du député Djidda Mamar Mahamat au poste stratégique de troisième vice-président du Parlement panafricain. Une candidature qui reflète les ambitions diplomatiques du pays et son souhait de renforcer son influence au sein des institutions africaines.

Les travaux de cette session se poursuivront jusqu’au 6 mai prochain. Ils devraient permettre de définir de nouvelles orientations pour le fonctionnement du Parlement panafricain et de consolider son rôle dans le processus d’intégration continentale.
Au-delà des enjeux électoraux, cette session extraordinaire apparaît comme un tournant décisif pour l’avenir du PAP. Dans un contexte où l’Afrique cherche à renforcer ses mécanismes de gouvernance et de coopération, l’institution parlementaire continentale est appelée à jouer un rôle de plus en plus déterminant dans la représentation des peuples africains et le rayonnement de la diplomatie parlementaire sur la scène internationale.

