En pleine tournée à l’intérieur du pays, le ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamat Assileck Halata, a marqué une étape exceptionnelle à Oum-Hadjer, chef-lieu du département du Batha-Est, dans la province du Batha. La délégation ministérielle s’est rendue dans la localité à la suite d’un conflit foncier opposant plusieurs communautés villageoises autour de la délimitation des limites territoriales.
Initialement, après les étapes de Mongo, dans la province du Guéra, et d’Am-Timan, dans la province du Salamat, la délégation ministérielle devait poursuivre directement son déplacement vers Abéché. Mais l’ampleur de la situation signalée dans la zone d’Oum-Hadjer a conduit le ministre Mahamat Assileck Halata à modifier son itinéraire afin de s’enquérir personnellement de la situation et de contribuer à la recherche d’une solution durable.
Le ministre de l’Aménagement du Territoire a ainsi rejoint ses collègues déjà présents sur place, notamment le ministre de la Sécurité, Ali Ahmat Akhabach, le ministre délégué auprès de l’Administration, Ahmat Oumar, ainsi que la secrétaire d’État à la Justice, Aminatou Bello. Ces derniers séjournaient dans la localité depuis plusieurs jours pour participer aux efforts de règlement de ce différend.

L’expertise technique au cœur de la démarche
Face à la complexité du conflit, l’équipe du Cadastre et de la Topographie a été mobilisée pour effectuer un levé topographique de la zone concernée. Cette opération technique doit permettre de disposer de données précises sur les limites des différents villages et de faciliter la prise de décisions fondées sur des éléments objectifs.
À la suite des échanges avec les différentes parties, le ministre Mahamat Assileck Halata, accompagné de plusieurs responsables et techniciens de son département, s’est rendu directement sur le terrain afin de constater la situation et d’apprécier les réalités géographiques de la zone litigieuse.
Le secteur concerné se trouve à environ 30 kilomètres d’Oum-Hadjer et englobe notamment les villages de Djoullot, Read, Oumalkhoura, Tayba, Moutrar, Wadi-Bir et Amkharoubay.
La présence simultanée de quatre membres du gouvernement dans une même localité témoigne de l’importance accordée par les autorités à ce conflit foncier et de leur volonté d’éviter qu’il ne dégénère davantage.

Préserver la cohésion sociale
Au-delà de la question des limites territoriales, les autorités cherchent à prévenir les tensions entre les communautés et à favoriser une résolution durable du différend. Les échanges engagés s’appuient à la fois sur le dialogue avec les populations concernées, l’intervention des autorités administratives et sécuritaires et l’expertise des services techniques.
La démarche engagée à Oum-Hadjer traduit ainsi la volonté des pouvoirs publics de privilégier le dialogue, la concertation et l’expertise technique pour régler les différends fonciers et clarifier les limites territoriales.
Les résultats du levé topographique devraient notamment contribuer à établir une base technique permettant aux autorités de trancher la question des limites des villages concernés et de favoriser le retour durable au calme.
À Oum-Hadjer, l’enjeu dépasse donc la seule délimitation des terres : il s’agit également de préserver la coexistence pacifique entre les communautés et de consolider la cohésion sociale dans cette partie du Batha.

