La République Démocratique du Congo (RDC) sollicite le soutien du Tchad en faveur de la candidature de Mme Juliana Amato Lumumba au poste de Secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Le message a été transmis ce mercredi 6 mai 2026 au Président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, au cours d’une audience accordée au palais Toumaï à une délégation congolaise conduite par le ministre des Affaires étrangères, chargé de la Francophonie et de la Diaspora, Crispin Mbadu Phanzu.
L’émissaire congolais était porteur d’un message officiel du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo adressé à son homologue tchadien. Au centre des échanges figurait la volonté de Kinshasa d’obtenir l’appui du Tchad pour la candidature de Juliana Amato Lumumba à la tête de l’OIF.

Au-delà de cet enjeu diplomatique, la délégation congolaise a également mis en avant l’excellence des relations entre le Tchad et la RDC. Les deux pays entretiennent, selon les autorités congolaises, des liens de coopération solides fondés sur des convergences de vues concernant les grandes questions régionales et internationales.
Pour la RDC, le soutien du Tchad représenterait un atout important dans la dynamique portée autour de la candidature de Juliana Amato Lumumba. Cette dernière défend une vision africaine de la Francophonie, axée sur la solidarité entre les peuples, la promotion de la diversité culturelle et un meilleur équilibre entre les États membres de l’organisation.
Âgée de 71 ans, Juliana Amato Lumumba est diplômée de l’École des hautes études en sciences sociales de Paris. Elle a débuté sa carrière dans le journalisme avant d’occuper plusieurs fonctions gouvernementales en République Démocratique du Congo, notamment celles de vice-ministre de l’Information puis de ministre de la Culture.

Polyglotte et forte d’une expérience internationale acquise au cours de séjours dans plusieurs pays, elle développe une réflexion centrée sur les relations internationales et le dialogue des cultures. Sa candidature à la tête de l’OIF se veut porteuse d’une Francophonie davantage tournée vers les peuples, les identités culturelles et la coopération entre nations francophones.
Cette démarche diplomatique de Kinshasa intervient dans un contexte de repositionnement stratégique des pays africains au sein des grandes organisations internationales, où la représentation du continent constitue un enjeu majeur.

