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 Le Tchad a pris part, aux côtés des autres États membres de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), à la réunion ministérielle consacrée au Système d’Information Énergétique de la CEMAC (SIE-CEMAC), tenue le 25 septembre à Libreville, au Gabon.

La délégation tchadienne était conduite par Dr Ali Orozi, Secrétaire général adjoint du ministère de l’Eau et de l’Énergie, représentant le ministre. Elle était composée de cadres techniques du département ministériel ainsi que d’un représentant de l’Institut national de la statistique, des études économiques et démographiques (INSEED).

Harmoniser les données énergétiques

Cette rencontre a réuni les responsables en charge de l’énergie des États membres de la CEMAC, les institutions régionales ainsi que les différents partenaires concernés par le développement du secteur énergétique.

Au cœur des échanges : l’harmonisation des méthodes de collecte, de traitement, de validation et de partage des données énergétiques. L’objectif est de parvenir à des informations plus fiables, comparables entre les pays et régulièrement actualisées.

À terme, le SIE-CEMAC doit permettre de disposer d’une meilleure connaissance du secteur énergétique à l’échelle sous-régionale. Un tel dispositif constitue un outil d’aide à la décision pour la planification des infrastructures, le suivi des capacités de production et de transport d’électricité, l’évaluation des besoins énergétiques et la préparation des investissements.

Un outil pour renforcer l’intégration énergétique

Au-delà de l’amélioration des statistiques énergétiques, le SIE-CEMAC ambitionne de contribuer au renforcement de la coopération entre les États membres. La disponibilité de données harmonisées doit notamment faciliter, progressivement, le développement des échanges d’électricité et l’intégration des marchés énergétiques en Afrique centrale.

Pour le Tchad, l’enjeu est particulièrement important. La fiabilité des données constitue un préalable à une planification efficace des politiques publiques dans plusieurs domaines, notamment l’accès à l’électricité, le développement des énergies renouvelables, l’électrification rurale, l’extension et le renforcement des réseaux ainsi que les projets d’interconnexion régionale.

Le Tchad réaffirme son engagement

La participation tchadienne à cette réunion traduit la volonté du ministère de l’Eau et de l’Énergie de contribuer activement aux initiatives régionales visant à renforcer la coopération énergétique au sein de la CEMAC.

À travers le SIE-CEMAC, les États membres entendent ainsi disposer d’un cadre commun pour mieux connaître leurs systèmes énergétiques, anticiper les besoins et accompagner les investissements nécessaires au développement du secteur.

Pour le Tchad, cette démarche s’inscrit dans la perspective d’un accès universel à une énergie fiable, durable et abordable, tout en renforçant la coopération et l’intégration énergétiques à l’échelle de l’Afrique centrale.

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