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À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse, célébrée ce mercredi 17 juin 2026, le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement Durable, Hassan Bakhit Djamous, a animé un point de presse mardi 16 juin à son cabinet. Dans son intervention, il a mis en lumière les défis environnementaux auxquels le Tchad est confronté et a appelé à une action concertée pour préserver les ressources naturelles du pays.

Dès l’entame de son discours, le ministre a rendu un vibrant hommage aux communautés pastorales et agro-pastorales qui subissent de plein fouet les conséquences de la sécheresse et de la dégradation des terres. « Je voudrais, en cette circonstance solennelle, rendre un hommage appuyé aux communautés pastorales et agro-pastorales qui, à travers le monde et sur l’ensemble de notre territoire, affrontent avec courage, dignité et résilience les effets conjugués de la sécheresse et de la dégradation des terres », a déclaré Hassan Bakhit Djamous.

Le membre du gouvernement a ensuite souligné l’importance du thème retenu pour l’édition 2026, intitulé « Pâturages : reconnaître, respecter, restaurer », qu’il considère comme un appel pressant à l’action collective. « Ce thème s’impose à nous comme une exigence politique, un impératif écologique et un engagement moral. Il nous interpelle collectivement et nous oblige à agir avec détermination », a-t-il affirmé.

Le ministre a également dressé un état des lieux préoccupant de la situation environnementale du pays. Selon lui, le Tchad dispose d’un cheptel estimé à plus de 129 millions de têtes, faisant du pays l’une des principales nations d’élevage du continent africain. Ce secteur représente une part importante de l’économie nationale et constitue une source essentielle de revenus pour des millions de citoyens.

Cependant, cette richesse est aujourd’hui menacée par plusieurs facteurs, notamment la dégradation des écosystèmes, la raréfaction des ressources en eau, la déforestation, les feux de brousse et la pression foncière croissante. « Près de la moitié de nos parcours pastoraux sont aujourd’hui dégradés ou menacés. Cette situation constitue une alerte majeure pour notre sécurité alimentaire, pour la préservation de notre biodiversité et pour la stabilité de nos territoires », a averti le ministre.

Face à ces défis, Hassan Bakhit Djamous a mis en avant les mesures engagées par le gouvernement tchadien pour renforcer la protection de l’environnement. Il a notamment cité l’adoption de la Loi n°023/CNT/2024 portant protection de l’environnement, qu’il considère comme une avancée significative dans la préservation durable des ressources naturelles.

Le ministre a également évoqué la mise en œuvre de la Feuille de route pour l’économie circulaire 2025-2035, élaborée avec l’appui de la Banque africaine de développement, qui vise à promouvoir un modèle économique conciliant croissance, création d’emplois et gestion durable des ressources.

Par ailleurs, il a souligné l’engagement du Tchad sur la scène internationale à travers sa participation active aux grandes rencontres environnementales, notamment le Congrès mondial de la nature de l’UICN.

En conclusion, le chef du département de l’Environnement a lancé un appel à l’ensemble des acteurs concernés. Il a invité le secteur privé à investir dans des chaînes de valeur respectueuses des écosystèmes, les partenaires techniques et financiers à renforcer leur soutien aux initiatives nationales de restauration des terres et de résilience climatique, et les citoyens à adopter des comportements responsables en faveur de la protection de l’environnement. « La préservation de nos ressources naturelles conditionne notre avenir commun », a-t-il conclu.

À travers cette commémoration, les autorités tchadiennes réaffirment leur volonté de faire de la lutte contre la désertification et la sécheresse une priorité nationale, dans un contexte marqué par les effets croissants des changements climatiques sur les populations et les écosystèmes.

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