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La faible pluviométrie enregistrée cette année au Tchad commence à susciter l’inquiétude des autorités. Dans une publication faite ce mardi 15 septembre 2026 sur sa page Facebook, le président Mahamat Idriss Déby Itno a indiqué que son gouvernement prenait « dès à présent toutes les dispositions nécessaires » pour renforcer la résilience du pays face aux difficultés climatiques.

Le chef de l’État affirme avoir donné des instructions fermes au gouvernement afin d’anticiper les éventuelles conséquences de la mauvaise saison agricole. Il demande notamment la constitution de réserves alimentaires suffisantes et l’accélération des mesures sur les plans commercial et fiscal. « J’ai fermement instruit le Gouvernement d’agir avec anticipation pour constituer les réserves alimentaires nécessaires, et avec célérité sur les plans commercial et fiscal, afin de prévenir et de gérer efficacement les conséquences de la crise de récolte et de pâturage qui se profile », a-t-il déclaré.

Des stocks alimentaires passés au crible

Dans cette logique d’anticipation, le président Mahamat Idriss Déby Itno s’est rendu ce mardi dans les entrepôts de l’Office national de la sécurité alimentaire (ONASA). Cette visite avait notamment pour objectif de s’enquérir du niveau des stocks disponibles et de s’assurer de la capacité du dispositif national à répondre à une éventuelle dégradation de la situation alimentaire.

Une mission gouvernementale dans le Nord

Parallèlement, une mission gouvernementale conduite par le ministre d’État, ministre des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Tahir Hamid Nguilin, sillonne la partie septentrionale du pays.

Cette mission doit permettre aux autorités de mieux apprécier la situation sur le terrain et d’identifier les mesures à prendre face aux difficultés liées à la faiblesse des précipitations. L’objectif est notamment d’évaluer les répercussions possibles sur les activités agricoles et pastorales dans les zones concernées.

Anticipation ou crise déjà installée ?

À ce stade, il reste toutefois difficile de déterminer s’il s’agit déjà d’une véritable crise ou d’une démarche préventive des autorités face à un risque qui se précise.

La décision de renforcer les stocks alimentaires et de mobiliser une mission gouvernementale traduit néanmoins une volonté d’agir en amont plutôt que d’attendre une aggravation de la situation. Dans un pays où une grande partie de la population dépend directement de l’agriculture et de l’élevage, l’évolution de la pluviométrie au cours des prochaines semaines sera déterminante.

Le président de la République veut, pour sa part, rassurer les populations. Il assure que l’État restera mobilisé aux côtés des agriculteurs et des éleveurs pour faire face à toute situation d’urgence. « Nous restons pleinement mobilisés aux côtés de nos concitoyens, de nos agriculteurs et de nos éleveurs pour faire face à toute urgence, Dieu voulant », a-t-il conclu.

Pour l’heure, les autorités privilégient donc la prévention. Mais l’état des récoltes, la disponibilité des pâturages et l’évolution des prix des denrées alimentaires dans les prochaines semaines permettront de mieux mesurer l’ampleur réelle des conséquences de cette saison des pluies déficitaire.

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