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 La ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargée des Droits humains, Mme Ndolenodji Alixe Naïmbaye, a pris part, ce lundi à Dakar, au Sénégal, à la session consacrée aux déclarations des États et à la présentation des rapports dans le cadre de la 89e Session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP).

À la tête d’une délégation tchadienne, la ministre a transmis les salutations chaleureuses et fraternelles du peuple et du Gouvernement tchadiens au peuple et au Gouvernement sénégalais, témoignant ainsi des liens d’amitié et de coopération entre les deux pays.

Un engagement réaffirmé en faveur des droits humains

Dans son intervention, Mme Ndolenodji Alixe Naïmbaye a souligné la portée historique de cette session, qui coïncide avec le 40e anniversaire de l’entrée en vigueur de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. À cette occasion, elle a rendu un hommage appuyé à la CADHP pour son rôle dans la promotion et la protection des droits humains, ainsi que pour son accompagnement des États dans la mise en œuvre de leurs engagements.

La cheffe de la délégation tchadienne a réaffirmé l’attachement indéfectible du Tchad à la Charte africaine et aux instruments internationaux relatifs aux droits humains, réitérant la volonté des autorités de poursuivre les efforts en faveur de la consolidation de l’État de droit et du respect des libertés fondamentales.

Les avancées de la transition mises en avant

Présentant les principales évolutions enregistrées au Tchad, la ministre a exposé les progrès consignés dans le 12e rapport périodique couvrant la période 2022-2026.

Parmi les avancées majeures évoquées figurent la tenue du Dialogue national inclusif et souverain (DNIS), le retour à l’ordre constitutionnel, l’organisation des élections générales ainsi que la mise en place du Parlement. Ces étapes, selon la présentation de la délégation, constituent des jalons importants dans le processus de transition politique et de consolidation des institutions républicaines.

La ministre a également mis en lumière les grandes orientations du programme politique du quinquennat, articulé autour de priorités essentielles : les droits humains, la justice, la bonne gouvernance et la cohésion nationale.

Des réformes et des défis persistants

Sur le plan institutionnel et législatif, la cheffe de délégation a présenté les principales réformes engagées par le Gouvernement pour renforcer le cadre juridique et améliorer la protection des droits fondamentaux.

Elle a par ailleurs souligné les efforts déployés pour améliorer les conditions de vie des populations, notamment à travers l’accès à l’eau potable, aux soins de santé, à l’éducation et aux services d’assainissement.

Toutefois, ces progrès s’inscrivent dans un contexte marqué par des défis considérables. La ministre a notamment rappelé les conséquences de l’afflux massif de réfugiés sur les capacités d’accueil et les ressources nationales, ainsi que les effets du changement climatique sur les conditions de vie des populations.

Ces contraintes soulignent la nécessité de renforcer la solidarité internationale et la coopération régionale afin de soutenir les efforts du Tchad en matière de développement et de protection des droits humains.

Le Tchad plaide pour l’examen de son rapport à la prochaine session

Au terme de son intervention, Mme Ndolenodji Alixe Naïmbaye a exprimé le souhait que le 12e rapport périodique du Tchad soit inscrit à l’ordre du jour de la prochaine session de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, afin de permettre un examen approfondi des avancées réalisées et des défis qui restent à relever.

La ministre a enfin réaffirmé l’importance du retour durable de la paix et de la stabilité au Soudan, dans un contexte régional où la crise soudanaise continue de soulever d’importants enjeux humanitaires et sécuritaires.

À travers cette participation à la 89e Session ordinaire de la CADHP, le Tchad réaffirme ainsi son engagement à poursuivre le dialogue avec les mécanismes africains de protection des droits humains et à consolider les acquis institutionnels, juridiques et sociaux enregistrés au cours de la période couverte par son rapport.

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