Au Palais de la Démocratie à N’Djamena, les députés tchadiens ont adopté, ce lundi 13 avril 2026, un projet de loi majeur portant ratification de deux accords de prêt destinés à financer la deuxième phase du Projet d’appui au secteur de l’énergie électrique au Tchad (PASET-2).
La séance plénière, présidée par le président de l’Assemblée nationale, Ali Kolotou Tchaïmi, s’est tenue en présence du ministre secrétaire d’État aux Finances, Ali Djadda Kampard, ainsi que du secrétaire général adjoint du gouvernement, le Dr Bourkou Dedé.

Un financement stratégique pour le développement
Le texte adopté concerne la ratification d’accords conclus entre la République du Tchad et deux partenaires financiers internationaux : le Fonds de l’OPEP pour le développement international et le Fonds vert pour le climat. Ces financements visent à soutenir la mise en œuvre du PASET-2, un programme jugé essentiel pour le développement économique et social du pays.
Dans son rapport présenté à l’Assemblée, le rapporteur de la Commission des affaires économiques et financières, Mahamat Kochi Bokor, a souligné le rôle central de l’énergie électrique comme levier de croissance. Il a insisté sur la nécessité d’un accès durable à une énergie fiable, moderne et respectueuse de l’environnement, condition indispensable pour dynamiser les activités productives et améliorer les services sociaux de base.
Une continuité avec des ambitions accrues
Le PASET-2 s’inscrit dans la continuité de la première phase du programme (PASET-1), actuellement en cours d’exécution. Cette nouvelle étape vise à consolider les acquis tout en élargissant les investissements dans le secteur énergétique.
Le projet bénéficie d’un financement structuré autour de prêts concessionnels et de dons, une approche permettant d’optimiser les ressources tout en maintenant la soutenabilité de la dette publique.
Par ailleurs, la Banque africaine de développement apporte également son appui à travers un don du Fonds africain de développement (FAD) d’un montant de 12 290 000 unités de compte, renforçant ainsi la mobilisation des ressources nécessaires à la réussite du programme.

Une adoption largement soutenue
À l’issue des débats, le projet de loi a été adopté à une très large majorité, avec 158 voix pour, une seule voix contre et une abstention. Ce résultat témoigne d’un consensus politique fort autour de la priorité accordée au développement du secteur énergétique.
Avec cette adoption, le Tchad franchit une nouvelle étape dans sa stratégie visant à améliorer l’accès à l’électricité, renforcer son attractivité économique et répondre aux défis du développement durable.

