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Une mission gouvernementale conduite par le ministre d’État, ministre des Finances, Tahir Hamid Nguilin, est arrivée ce mardi 15 Septembre 2026 à Biltine, chef-lieu de la province du Wadi-Fira. Cette visite vise à évaluer la situation agropastorale dans la province, notamment les conséquences du déficit pluviométrique et les risques qui en découlent pour les populations et le cheptel.

À son arrivée, la délégation gouvernementale a été accueillie par le Délégué général du Gouvernement auprès de la province, Brahim Issa Galmaye, le président du Conseil provincial, Mahamat Macki, ainsi que par les autorités administratives, traditionnelles et parlementaires.

La mission comprend également les ministres en charge de l’Action sociale, de l’Élevage, de l’Agriculture et du Commerce. Elle entend recueillir les informations sur la situation alimentaire et pastorale afin d’apporter des réponses adaptées aux difficultés rencontrées par les populations.

Des mesures en faveur des ménages vulnérables

Face aux effets du déficit pluviométrique, le Gouvernement envisage la mise en œuvre de mesures d’assistance au profit des populations les plus exposées. La distribution de vivres aux ménages vulnérables figure parmi les principales réponses annoncées.

Le secteur de l’élevage fait également l’objet d’une attention particulière. Des aliments pour le bétail devraient être distribués dans les zones pastorales afin de contribuer à préserver le cheptel et à soutenir les éleveurs confrontés aux difficultés d’accès aux ressources.

L’accès à l’eau au cœur des préoccupations

La question de l’accès à l’eau potable et à l’eau destinée aux activités pastorales constitue l’un des principaux enjeux examinés par la mission. À Biltine, les besoins en eau demeurent particulièrement importants, notamment dans un contexte marqué par les incertitudes liées à la pluviométrie.

Deux niveaux de réponse ont été retenus. Une solution d’urgence, accompagnée d’un chronogramme d’exécution, doit permettre de répondre rapidement aux besoins les plus pressants. À moyen terme, une intervention plus structurante est envisagée grâce aux financements extérieurs mobilisés à travers RESITchad et le Projet d’amélioration de l’eau et des ressources hydriques (PIEWR), financé par la Banque islamique de développement (BID).

Cette mission gouvernementale intervient ainsi dans une volonté d’évaluer directement les réalités du terrain et de renforcer les mesures d’accompagnement en faveur des populations du Wadi-Fira. Les conclusions des échanges et des visites devraient permettre de préciser les actions prioritaires à engager face aux difficultés agropastorales et hydriques auxquelles la province est confrontée.

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