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Le Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, a effectué ce mardi une descente inopinée à l’Institut de Recherche en Élevage pour le Développement (IRED), situé à Farcha, dans le 1er arrondissement de la capitale tchadienne.

L’objectif de cette visite surprise : constater de visu l’état de fonctionnement de cet établissement stratégique, autrefois fleuron de la recherche vétérinaire en Afrique centrale. Jadis capable de produire 20 types de vaccins destinés au cheptel tchadien et régional, l’IRED ne fabrique aujourd’hui plus que trois gammes de vaccins, une chute drastique que le chef de l’État juge préoccupante, surtout dans un pays où l’élevage constitue un pilier majeur de l’économie.

Une régression préoccupante

Accompagné d’une délégation réduite, le Président Mahamat Idriss Déby Itno a interrogé les responsables de l’institut afin de comprendre les causes profondes de cette régression vertigineuse. Manque de financement, vétusté des infrastructures, fuite des compétences ou encore mauvaise gouvernance : plusieurs hypothèses ont été évoquées, mais le Chef de l’État exige des réponses claires et des solutions concrètes.

Villas de chercheurs détournées de leur vocation

Autre constat amer : cinq villas initialement réservées au logement des chercheurs de l’IRED sont occupées de manière anarchique depuis plusieurs années. Sans détour, le Président a ordonné leur évacuation immédiate et leur rétrocession aux ayants droit, dans le but de restaurer un environnement favorable à la recherche scientifique.

Un personnel salué pour son professionnalisme

Contrairement à d’autres structures publiques, notamment la Caisse Nationale des Retraités Civils du Tchad (CNRCT) où le personnel brille souvent par son absence, les agents de l’IRED étaient tous présents et en pleine activité lors de la visite surprise. Le Président a tenu à féliciter leur conscience professionnelle, saluant un engagement exemplaire malgré les difficultés.

Cette visite présidentielle, chargée de symboles, apparaît comme un signal fort. Le message est clair : la relance du secteur de l’élevage passe par la revitalisation de ses instituts de recherche. L’avenir dira si cette initiative portera les fruits escomptés.

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