Face à la résurgence du choléra au Tchad, le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim, a présidé ce vendredi une réunion semi-virtuelle d’urgence sanitaire, en réponse aux deux cas confirmés de choléra dans le camp de réfugiés de Dougui, situé dans le district sanitaire de Chokoyane, province du Ouaddaï.
Lors de cette réunion, le coordonnateur du Centre des opérations d’urgence en santé publique, Dr Dissia Fittouin, a présenté les actions entreprises jusqu’ici pour contenir la situation. Il a notamment souligné la présence effective d’équipes sanitaires sur le terrain, déployées pour circonscrire la propagation de la maladie.

Les représentants des partenaires techniques et financiers, dont le coordonnateur du système des Nations Unies et la représentante de l’OMS au Tchad, ont salué les mesures prises par les autorités sanitaires. Ils ont cependant appelé à renforcer les activités de sensibilisation, particulièrement dans les zones à risque, afin d’impliquer davantage les communautés dans la prévention.
Les autres partenaires présents ont partagé les efforts menés conjointement avec le ministère, notamment les campagnes d’information, la mise à disposition de kits sanitaires, et la surveillance épidémiologique renforcée.
Les délégués provinciaux à la santé publique ayant participé à la réunion ont, quant à eux, exprimé leur engagement à intensifier les actions de prévention dans leurs zones respectives, en coordination avec les services centraux du ministère.

Dans son intervention, le ministre Dr Abdelmadjid Abderahim a salué la réactivité de ses services ainsi que celle des partenaires. Il a toutefois insisté sur la nécessité de redoubler d’efforts pour combler les lacunes observées. “Les stratégies doivent être renforcées”, a-t-il martelé, avant d’appeler l’ensemble des acteurs à une mobilisation sans faille.
Enfin, le ministre a lancé un appel pressant à l’endroit des leaders d’opinion et des médias tchadiens, leur demandant de relayer massivement les messages de prévention. “La lutte contre le choléra est une responsabilité collective. La sensibilisation est notre première ligne de défense”, a-t-il conclu.

