Le gouvernement tchadien, par le biais du Ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, a annoncé ce lundi la rupture immédiate de tous les accords de partenariat le liant à l’organisation non gouvernementale African Parks Network (APN).
Ces accords, en vigueur depuis 2010 et régulièrement renouvelés et révisés (notamment en 2017, 2022 et 2025) concernaient principalement la gestion et le financement des aires protégées suivantes :
Le Parc National de Zakouma et son Grand Écosystème Fondamental (GEFZ),
La Réserve Naturelle et Culturelle de l’Ennedi (RNCE).
Dans un communiqué officiel, le gouvernement justifie cette décision par quatre principaux griefs à l’encontre de l’ONG :
La recrudescence du braconnage dans les aires protégées, ainsi que le manque cruel d’investissements dans les infrastructures, les projets communautaires, la conservation et la lutte anti-braconnage, depuis la signature des accords.
Le non-respect de plusieurs clauses essentielles desdits accords par APN.
Des difficultés permanentes de collaboration sincère entre APN et les administrations nationales en charge de l’environnement et de la gestion des aires protégées.
Une attitude jugée indélicate et irrespectueuse à répétition de la part d’APN vis-à-vis du gouvernement tchadien.
Malgré cette rupture, les autorités se montrent ouvertes à de nouveaux partenariats. Le communiqué conclut : « Le Gouvernement de la République du Tchad, conformément à sa politique d’ouverture, demeure disposé à accueillir toutes initiatives visant à l’établissement de partenariats sociaux, respectueux et mutuellement bénéfiques en faveur de la conservation de la faune et de la gestion des aires protégées en République du Tchad. »
Cette décision marque un tournant majeur dans la gestion environnementale du pays, à un moment où la préservation de la biodiversité et la lutte contre le braconnage restent des enjeux cruciaux pour le Tchad et la région du Sahel.

