Une controverse enflamme les réseaux sociaux depuis la clôture de la Semaine Nationale de la Femme Tchadienne (SENAFET) le 8 mars dernier. Au cœur de la polémique : l’une des huit recommandations formulées par les femmes, qui propose que “la maison revienne à la femme et aux enfants en cas de divorce non motivé”. Cette proposition, relayée sur les réseaux sociaux, a suscité de vives réactions et des débats houleux.
Face à cette agitation, le Ministre de la Communication et Porte-Parole du gouvernement, Gassim Cherif Mahamat, a publié ce mardi un communiqué de presse pour clarifier la position de l’exécutif tchadien. Il a souligné que cette recommandation ne constitue pas une loi et n’engage donc pas le gouvernement. Il a rappelé que les propositions issues de la SENAFET restent des suggestions formulées par les participantes et qu’un éventuel projet de loi nécessiterait un processus législatif rigoureux.
Par ailleurs, le ministre a fermement dénoncé les attaques personnelles dirigées contre la Ministre d’État, Ministre de la Femme et de la Protection de l’Enfance, Amina Priscilla Longoh. Il a appelé à la retenue et à la sagesse, soulignant que de telles dérives risquent de nuire à la cohésion sociale.
Cette clarification vise à apaiser les tensions et à rappeler que toute évolution législative dans ce domaine devra passer par des consultations et débats approfondis au sein des institutions compétentes.