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Le Tchad se prépare à vivre un moment historique avec la tenue de sa première élection sénatoriale prévue pour demain, le 25 février 2025. Cette élection revêt une importance particulière, puisqu’elle marque une étape clé dans la fin de la transition politique amorcée en avril 2021 et qui a déjà vu les élections présidentielles, législatives, provinciales et communales se succéder depuis mai 2024.

L’Agence Nationale de Gestion des Élections (ANGE), l’institution responsable de la gestion des scrutins dans le pays, a publié un communiqué dans lequel elle rappelle les consignes à suivre lors de ce vote. En effet, les électeurs appelés à voter seront exclusivement les conseillers communaux et provinciaux, qui participeront à la désignation des 69 sénateurs devant composer la Chambre haute du parlement tchadien.

Les principes fondamentaux du vote sénatorial

L’ANGE a insisté sur l’importance du respect des règles fondamentales qui régiront cette élection. Parmi celles-ci, le secret du vote, qui est un principe cardinal dans toute élection démocratique, doit impérativement être respecté. Les électeurs devront également respecter l’empreinte digitale, procédure qui sera mise en place pour garantir l’identité des votants et assurer la transparence du processus.

Par ailleurs, l’Agence rappelle qu’aucune personne ne doit pénétrer dans les bureaux de vote avec un téléphone portable ou tout autre appareil électronique. Cette mesure vise à préserver l’intégrité du vote et à éviter toute tentative de fraude ou de manipulation. L’objectif est de garantir une élection transparente et conforme aux normes internationales.

Un scrutin décisif pour l’avenir du Tchad

Cette élection sénatoriale est la dernière étape du processus électoral entamé en mai 2024, après plusieurs années de transition politique marquée par des réformes et des élections essentielles pour la consolidation de la démocratie au Tchad. En tout, 69 sénateurs seront élus, dont deux tiers au suffrage indirect (soit 46 sénateurs), tandis qu’un tiers (23 sénateurs) sera nommé par le Président de la République.

Ce mode de désignation mixte, avec une part d’élection indirecte et une nomination présidentielle, souligne le caractère hybride de cette nouvelle institution qui aura pour mission de renforcer le système législatif du pays. Ce scrutin est également symbolique de la fin de la transition politique entamée en 2021, avec la mise en place d’un gouvernement de transition, avant l’instauration d’un régime démocratique définitif.

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