Le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous, a procédé ce mercredi 28 octobre 2026 à l’ouverture des travaux de la deuxième édition du Forum annuel des acteurs de la cogestion des aires protégées. Cette rencontre vise à renforcer le rôle des parcs nationaux dans le développement économique et social du Tchad.
Placée sous le thème « Les parcs, moteurs d’un Tchad d’avenir : préserver aujourd’hui, construire l’émergence », cette deuxième édition du Forum annuel des acteurs de la cogestion des aires protégées réunit plusieurs parties prenantes engagées dans la préservation de la biodiversité et la promotion du développement durable.
La cérémonie d’ouverture a connu la participation des ambassadeurs des pays de l’Union européenne, des élus locaux, des autorités administratives provinciales, des leaders traditionnels, des cadres du ministère de l’Environnement et de l’ONG African Parks. Des représentants du secteur privé et de la société civile ont également pris part à cette rencontre.

La conservation au cœur des priorités nationales
Dans son allocution d’ouverture, le ministre Hassan Bakhit Djamous a souligné la nécessité de faire de la conservation de la nature un pilier essentiel de la stratégie de développement économique et social du Tchad.
Il a notamment rappelé la place accordée aux aires protégées dans le Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 », mettant en avant leur contribution potentielle à la croissance économique, à la préservation des ressources naturelles et à l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines.
Le ministre a également insisté sur l’importance du modèle de cogestion, qui favorise une gouvernance associant l’État, les organisations partenaires et les communautés locales. Cette approche vise à améliorer la gestion des espaces protégés tout en renforçant l’implication des populations dans les décisions qui les concernent.

Des propositions concrètes attendues
Au-delà des échanges institutionnels, le forum entend favoriser une réflexion collective sur les défis liés à la gestion des aires protégées et sur les moyens de consolider les acquis de la cogestion.
Les participants sont ainsi appelés à formuler des propositions concrètes pour renforcer la participation des communautés riveraines à la gouvernance des parcs, établir un diagnostic des difficultés persistantes et améliorer la coordination entre les différents acteurs.
À travers cette rencontre, les organisateurs entendent promouvoir une meilleure articulation entre la conservation de la biodiversité et les ambitions de développement du pays.
L’enjeu est de faire des parcs nationaux non seulement des espaces de protection du patrimoine naturel, mais également des leviers de développement durable, au bénéfice des générations actuelles et futures.

