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Le conseiller chargé de mission auprès du Premier ministre, Inanngolo Maina Abel, a tenu ce lundi une conférence de presse dans un grand hôtel de N’Djamena. Objectif : répondre aux accusations relayées sur les réseaux sociaux l’impliquant dans le décès de l’artiste et porte-parole du parti d’opposition Les Transformateurs, feu Djasrabé Kimasosul Yilmia, alias Ray’s Kim, décédé le 7 octobre dernier.

Ray’s Kim, figure emblématique de la scène musicale tchadienne et militant actif, était membre du parti Les Transformateurs. Maina Abel, de son côté, est un proche du pouvoir en place et occupe actuellement un poste stratégique à la Primature.

Des accusations jugées “injustes et diffamatoires”

Lors de cette conférence, M. Maina Abel a fermement rejeté les accusations diffusées sur certaines pages Facebook, notamment “Tchad One”, qui l’accusent d’avoir été impliqué dans la mort de Ray’s Kim ou d’avoir extrait de force le défunt de l’hôpital Bon Samaritain. « Les insinuations et accusations relayées par certaines pages m’accusant d’une extraction du défunt ou me prêtant des intentions malveillantes sont non seulement fausses, mais profondément injustes au regard de tous les efforts que j’ai déployés pour aider Ray’s Kim », a déclaré M. Maina Abel.

Une tentative d’assistance face à une urgence médicale

Abel Maina fait savoir que ,c’est le 19 septembre 2025 qu’il a été informé pour la première fois de l’état de santé préoccupant de Ray’s Kim, via un appel de M. Constant, gérant de Hermopolice et ami de longue date. Cela se passait à la veille de son départ pour New York dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Ray’s Kim aurait alors entamé des démarches pour obtenir un visa médical vers la France, mais sa demande de long séjour aurait été mal formulée, d’où le refus de l’ambassade. M. Maina Abel affirme avoir pris un rendez-vous d’urgence pour le 6 octobre à 8h pour corriger cette situation.

Cependant, le jour même du rendez-vous, Ray’s Kim aurait fait un malaise à l’ambassade et a dû être transféré d’urgence à l’hôpital. Il est décédé le lendemain, le 7 octobre 2025, à l’hôpital de la Renaissance de N’Djamena.

J’ai tout fait pour le sauver”

M. Maina Abel a détaillé ses interventions : prise de rendez-vous à l’ambassade, soutien logistique et moral à la famille du défunt, demandes de prise en charge médicale, etc. « J’ai demandé une salle d’hospitalisation à la Renaissance et accompagné sa famille dans toutes les démarches. Accuser quelqu’un qui a tout fait pour aider, c’est moralement inacceptable », a-t-il insisté.

Des poursuites judiciaires annoncées

Le conseiller a également annoncé qu’il allait engager des poursuites judiciaires contre toute personne ou page ayant publié ou relayé ces accusations diffamatoires, que ce soit au Tchad ou à l’étranger : « Je vais saisir les juridictions compétentes, ici comme à l’étranger, contre toute diffusion de fausses informations portant atteinte à mon honneur et à ma réputation », a-t-il averti.

Relations avec la famille de Ray’s Kim

En réponse aux questions des journalistes, M. Maina Abel a précisé que ses relations avec la famille du défunt sont bonnes et apaisées, ajoutant qu’il a même été invité aux obsèques organisées le 18 octobre 2025.

Il a tenu à souligner que sa sortie médiatique n’était pas dirigée contre la famille biologique de Ray’s Kim, mais contre ceux qui exploitent ce drame à des fins de désinformation.

Un appel à la responsabilité et à l’éthique

En clôturant la conférence, Inanngolo Maina Abel a remercié toutes les personnes qui lui ont témoigné leur soutien durant cette période difficile. Il a également appelé à la responsabilité dans la diffusion des informations, en particulier sur les réseaux sociaux, pour éviter d’attiser la haine ou de troubler l’ordre public.

Cette sortie médiatique, la première du genre depuis le décès de Ray’s Kim, marque une tentative de clarification de la part de M. Maina Abel face à une affaire sensible mêlant politique, santé et rumeurs numériques. Reste à savoir si les explications fournies suffiront à éteindre la polémique.

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