L’Association des médias en ligne du Tchad (AMET) et la Haute autorité des médias et de l’audiovisuel (HAMA) ont tenu, ce vendredi 15 août, une rencontre visant à renforcer la collaboration entre les deux institutions et à aplanir les différends passés.
Au cœur des discussions : la décision controversée prise par l’ancienne direction de la HAMA interdisant aux médias en ligne de proposer des services audiovisuels. Contestant la légalité de cette mesure, l’AMET avait saisi la Cour suprême, qui en a suspendu l’application. Pour mettre un terme définitif à la procédure, le vice-président de l’association, Djimet Wiché, a invité la présidente actuelle, Halimé Assadya Ali, à annuler formellement cette décision. « Cela permettra d’assainir nos rapports et d’instaurer un climat de confiance pour travailler main dans la main », a-t-il déclaré.
L’AMET souhaite également être reconnue comme partenaire consultatif dans les décisions majeures concernant le paysage médiatique national. Elle appelle à l’ouverture, sous l’égide de la HAMA, d’une réflexion commune sur un modèle économique viable, adapté aux réalités numériques, garantissant l’indépendance et la pérennité des médias en ligne.

Autre revendication majeure : la revalorisation de l’aide publique à la presse. L’association juge le dispositif actuel insuffisant et plaide pour qu’il devienne « un véritable levier de développement pour les médias tchadiens ».
En réponse, la présidente de la HAMA a salué la démarche constructive de l’AMET : « Ensemble, on a identifié les principaux défis de la profession. Ensemble, on va se donner la main pour les dépasser et faire en sorte que la profession puisse évoluer », a affirmé Halimé Assadya Ali.
Cette rencontre marque une étape importante dans la volonté commune des deux institutions de consolider le dialogue, renforcer la coopération et œuvrer à un cadre plus favorable pour les médias en ligne au Tchad.

