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Le Salon International des Mines, des Carrières et des Hydrocarbures (SEMICA) se poursuit à l’hôtel Radisson Blu de N’Djamena. À l’occasion de la deuxième journée, ce jeudi 22 janvier 2026, une table ronde a réuni les sociétés extractives, les étudiants et les encadreurs autour des enjeux de la formation et de l’employabilité dans le secteur extractif.

L’objectif principal de cette rencontre était de mieux cerner les compétences recherchées dans les industries minières et pétrolières, d’identifier les difficultés liées à l’insertion professionnelle des jeunes étudiants et diplômés, d’analyser l’adéquation entre les offres de formation et les besoins réels des entreprises, et enfin de proposer des mécanismes d’accompagnement pour l’accès aux stages de fin de formation et à l’emploi.

Quatre intervenants de renom ont animé cette table ronde : le professeur Doumnang Jean-Claude, enseignant-chercheur à la Faculté des Sciences Exactes et Appliquées de Farcha (Université de N’Djamena) ; Son Excellence Filippe Sawadogo, ancien Ambassadeur du Burkina Faso et Président de l’Association Dialogue Sans Frontière ; Dr Al Hadji Hissein Isssakha, Directeur général de l’Institut National des Mines et du Pétrole de Mao ; et Moussa Oulare, Directeur Business Unit de l’Institut National du Pétrole et du Gaz du Sénégal.

Dans sa communication, Son Excellence Filippe Sawadogo a mis l’accent sur l’importance des relations humaines et de la communication entre étudiants, encadreurs et sociétés extractives. Il a souligné que de nombreuses universités ont créé des filières liées aux mines, tout en exhortant les étudiants à s’investir davantage dans la recherche sur les minerais afin de renforcer leurs compétences. Il a également encouragé les échanges entre étudiants et la création de groupes d’initiative et de dialogue pour favoriser le partage d’expériences et l’intégration professionnelle.

De son côté, le professeur Doumnang Jean-Claude a axé son intervention sur le thème : « Formation professionnelle et développement durable dans les industries extractives au Tchad ». Il a insisté sur la nécessité d’une formation adaptée aux réalités locales et aux exigences du développement durable.

Intervenant à son tour, Moussa Oulare a rappelé que la formation dans le secteur extractif doit impérativement intégrer les principes du développement durable, fondés sur trois piliers essentiels : le social, l’environnement et l’économie. Il a appelé les gouvernants et les institutions de formation à prendre en compte les enjeux du développement durable afin de préserver les intérêts des générations futures. Il a également présenté l’Institut National du Pétrole et du Gaz du Sénégal, précisant qu’il ne s’agit pas d’une école de formation professionnelle classique, mais d’un institut axé sur l’innovation dans les processus de formation, notamment dans les domaines de la négociation et de la renégociation des contrats extractifs.

Enfin, Dr Al Hadji Hissein Isssakha a centré sa communication sur le « rôle des partenariats entre les industries extractives et les centres de formation dans le transfert de technologies et de compétences ». Après avoir présenté les différentes filières de l’Institut National des Mines et du Pétrole du Tchad, il a souligné la collaboration avec plusieurs institutions privées pour faciliter l’insertion professionnelle des diplômés. Il n’a toutefois pas manqué de relever certaines difficultés, notamment l’insuffisance de modules spécialisés et le besoin de renforcer l’enseignement de l’anglais.

Cette table ronde a ainsi permis de poser les bases d’un dialogue constructif entre le monde académique et les acteurs du secteur extractif, en vue de renforcer la qualité de la formation et l’employabilité des jeunes dans un secteur stratégique pour le développement du Tchad.

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