Le Maréchal du Tchad, Président de la République MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO, a présidé ce jeudi après-midi une importante réunion de suivi-évaluation consacrée au chantier N°10, dédié à la santé publique. Il s’agit de la deuxième rencontre du genre, dans le cadre du suivi rigoureux des engagements pris par l’État pour améliorer durablement le système de santé tchadien.
Selon le rapport présenté par le ministère de la Santé Publique et de la Prévention, 81 % du plan annuel d’action a déjà été réalisé. Un résultat salué par le Chef de l’État, qui n’a cependant pas manqué d’appeler à un sursaut supplémentaire afin d’atteindre les 100 % d’ici la fin de l’année, sous condition de mobilisation rapide des ressources nécessaires.

Mais au-delà des chiffres, le Président a tenu à rappeler que le droit à la santé est une promesse faite au peuple tchadien, et qu’aucune négligence ne sera tolérée. « Je ne me fierai plus aux rapports et fiches. Je descendrai moi-même sur le terrain, à N’Djaména comme en province », a martelé le Maréchal, exprimant son souhait d’une gouvernance axée sur les résultats concrets.
Pratiques déviantes fermement dénoncées
Le Président de la République a, par ailleurs, dénoncé les comportements frauduleux de certains agents de santé affectés en province, mais qui refusent de rejoindre leur poste. Préférant monnayer leur savoir-faire dans des cliniques privées tout en continuant à percevoir leur salaire du secteur public, ces derniers sont désormais dans le viseur du Chef de l’État, qui qualifie de telles pratiques d’inacceptables et d’illégales.
Face à cette fermeté présidentielle, le ministre de la Santé Publique a promis une intensification des contrôles, ainsi qu’une meilleure implication de toutes les structures du ministère pour éradiquer ces dérives qui sapent les efforts du gouvernement.

Gouverner par la preuve
Dans cette ère de “gouvernance de la preuve”, comme l’a rappelé le Maréchal du Tchad, les résultats doivent se lire dans les hôpitaux, les centres de santé, les campagnes de vaccination, et dans la satisfaction des citoyens, et non sur des tableaux de statistiques. Ce pragmatisme affiché marque la volonté présidentielle de faire de la santé publique un levier de développement et de justice sociale.
En réaffirmant sa détermination à superviser lui-même certaines actions sur le terrain, le Président de la République donne le ton : les promesses doivent devenir réalité, et le peuple tchadien ne saurait être trahi par l’inaction ou le laisser-aller administratif.

