Réunis à Pretoria, en Afrique du Sud, les représentants des instances de régulation membres du Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC) et du Réseau Francophone des Régulateurs des Médias (REFRAM) ont franchi une étape majeure dans la gouvernance du numérique. À l’issue de leurs travaux, ils ont examiné et validé un guide pratique de régulation, en prélude à l’ouverture de la Conférence internationale sur la gouvernance des plateformes numériques.
Les échanges, qui se sont poursuivis jusqu’au mercredi 11 février 2026, ont été officiellement clôturés par la Vice-présidente du RIARC, Halimé Assadya Ali, également Présidente de la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA) du Tchad.

Durant une journée et demie de discussions jugées particulièrement riches, les participants ont analysé et renforcé le contenu du document. Ce guide vise à fournir aux régulateurs un outil harmonisé pour faire face aux défis croissants liés à l’essor des technologies numériques et des plateformes en ligne.
Dans son discours de clôture, Halimé Assadya Ali a salué la qualité du travail accompli. Elle a souligné qu’après une première étape à Praia, la rencontre de Pretoria a permis d’aboutir à un document plus structuré et opérationnel. Elle a insisté sur l’importance pour les régulateurs de s’adapter aux mutations technologiques afin de préserver la liberté d’expression, le respect des droits humains et l’intégrité de l’information.
La responsable a également réaffirmé la volonté du réseau de maintenir cette dynamique collaborative. Elle a lancé un appel au soutien continu de l’UNESCO et des partenaires internationaux, afin de renforcer la visibilité et l’influence des régulateurs africains auprès des grandes plateformes numériques.

L’adoption de ce guide pratique marque ainsi une avancée significative dans la coordination des efforts africains en matière de régulation du numérique. Elle témoigne de la détermination des acteurs du secteur à construire un cadre commun, capable de répondre aux enjeux technologiques tout en protégeant les valeurs fondamentales de l’information et de la communication.

