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La population tchadienne est sous le choc après la mort tragique de Fulbert Mouanodji, Directeur de Cabinet du délégué général du gouvernement auprès de la province de l’Ennedi Est. Son corps calciné a été retrouvé samedi dernier à Abéché, chef-lieu de la province du Ouaddaï. Ce drame, qui suscite de vives réactions dans le pays, fait déjà l’objet d’une enquête judiciaire.

Lors d’une conférence de presse tenue ce dimanche 3 août, le procureur général près la cour d’appel, M. Saleh Ali Abderamane, s’est exprimé publiquement pour la première fois sur les circonstances de cette mort. Accompagné du délégué provincial du Ouaddaï pour les droits de l’homme, il a indiqué que les premières constatations orientent les enquêteurs vers la thèse d’un suicide : « Les premiers éléments recueillis laissent penser à un suicide par immolation », a-t-il déclaré.

Toutefois, le procureur a tenu à souligner que cette hypothèse n’est pas définitive : « Les investigations se poursuivent pour éclaircir les motivations de ce geste dramatique et établir la vérité avec certitude. »

Doutes, tensions et méfiance

Cette prise de position officielle peine à convaincre une partie de la population. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes expriment leur scepticisme face à la piste du suicide. Certains évoquent ouvertement un possible assassinat, et demandent la mise en place d’une enquête indépendante.

Ces suspicions sont alimentées par un fait troublant : la veille de sa mort, Fulbert Mouanodji aurait posté sur sa page Facebook un message dans lequel il affirmait être en danger. Ce dernier message, désormais largement partagé sur les réseaux, jette un flou inquiétant sur les circonstances exactes de son décès.

Face à l’ampleur des spéculations en ligne, le procureur général a appelé au calme : « Il est impératif de ne pas céder aux fausses informations qui circulent en ligne. Seule une enquête sérieuse et méthodique pourra répondre aux questions légitimes que se pose la population. »

Un appel à la transparence

Alors que l’émotion est encore vive, la mort de Fulbert Mouanodji semble traumatisée une grande partie de l’opinion publique. Les citoyens réclament des réponses claires et une justice impartiale. Des voix s’élèvent déjà dans la société civile et parmi les défenseurs des droits humains pour exiger la transparence totale de la procédure.

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