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Le Comité des Chefs de Police de l’Afrique Centrale (CCPAC) a organisé ce mercredi à N’Djamenan, dans un hôtel de la capitale, une formation spécialisée dédiée à la lutte contre la cybercriminalité, avec un accent particulier sur l’analyse forensique au service des enquêtes judiciaires.

Destinée aux agents de la police judiciaire issus des pays de la zone CEMAC, cette session a mobilisé des experts, encadreurs et responsables institutionnels venus partager leur savoir-faire. L’objectif : doter les forces de sécurité d’outils techniques et juridiques indispensables pour identifier, traquer et neutraliser les auteurs d’infractions numériques.

Prenant la parole, le secrétaire permanent du CCPAC, le colonel Essaie Ovono, a salué « les efforts conjoints ayant permis la tenue de cette formation », y voyant « un signal fort de la volonté commune de lutter contre un phénomène en constante expansion ». Il a rappelé que la cybercriminalité s’infiltre de plus en plus dans les sociétés, causant des dommages irréversibles : « Nos agents doivent être capables de répondre efficacement à ces menaces. La maîtrise des techniques d’analyse forensique est essentielle pour mener des enquêtes sérieuses dans le monde virtuel. »

Ouvrant officiellement les travaux, le secrétaire général adjoint du ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration, le commissaire divisionnaire Dr Issakha Haroun Bechir, représentant le ministre, a félicité les organisateurs pour cette initiative « stratégique et salutaire ». Il a rappelé que la sécurité demeure au cœur de la vision du Chef de l’État, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno : « Cette formation vient en droite ligne de ses objectifs. Elle renforce notre capacité opérationnelle et encourage une approche concertée contre les menaces numériques. »

En conclusion, le CCPAC et le ministère de la Sécurité publique entendent, par ce programme, doter la police judiciaire de compétences spécialisées afin de bâtir un rempart solide contre la criminalité numérique. Une démarche qui place la prévention et la répression au niveau des défis technologiques contemporains.

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