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Le Conseil Consultatif de l’Union Africaine contre la Corruption (CCUAC), en collaboration avec l’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC), a organisé ce vendredi à N’Djaména un atelier majeur en marge du processus d’évaluation de la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption.

Cet événement d’envergure a réuni un large éventail d’acteurs nationaux et internationaux, notamment des responsables gouvernementaux, des magistrats, des partenaires techniques et financiers, des représentants de la société civile, des organisations de jeunes, des médias, des étudiants ainsi que des leaders politiques et religieux. L’objectif principal était de renforcer la gouvernance nationale et d’harmoniser les pratiques du Tchad avec les standards africains en matière de lutte contre la corruption.

Dans son allocution d’ouverture, M. Senanu Kwami Edem, président du Conseil consultatif de l’Union Africaine contre la Corruption, a mis en lumière le coût économique considérable de la corruption sur le continent africain. Il a souligné l’importance stratégique de la Convention de l’Union Africaine et a insisté sur la nécessité de sa mise en œuvre effective par les États membres afin de promouvoir la transparence, la redevabilité et le développement durable.

Prenant la parole à son tour, M. Ousmane Abderamane Djougourou, Contrôleur général de l’AILC, a rappelé que la corruption constitue un frein majeur au développement du Tchad, malgré l’abondance de ses ressources naturelles. Il a présenté les actions menées par son institution dans les domaines de la prévention, de la sensibilisation et de la répression des actes de corruption. Selon lui, la lutte contre ce fléau doit être l’affaire de tous et requiert une approche inclusive et participative impliquant l’ensemble des composantes de la société.

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Youssouf Tom, a pour sa part insisté sur l’importance de la reddition des comptes dans un État de droit. Il a évoqué les différents textes législatifs et réglementaires qui encadrent la lutte contre la corruption au Tchad, réaffirmant l’engagement du gouvernement à renforcer l’arsenal juridique et institutionnel en la matière.

Au cours de l’atelier, la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, ainsi que son mécanisme de suivi, ont été présentés aux participants. Deux panels thématiques ont également marqué les échanges, portant respectivement sur « le financement des partis politiques et la lutte contre la corruption » et sur « la prévention de la corruption au Tchad : défis et perspectives ».

Cet atelier vise à aboutir à des recommandations opérationnelles concrètes pour une lutte plus efficace contre la corruption. Les participants ont exprimé un engagement fort à œuvrer pour l’application effective des mesures proposées, en vue de promouvoir la bonne gouvernance et de renforcer la confiance des citoyens dans les institutions publiques.

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