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Ce matin, le Président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, a reçu en audience une délégation de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), conduite par son président, M. Belngar Larmé Jacques. Cette rencontre marque un moment clé pour l’institution, avec la présentation officielle de trois rapports cruciaux au Chef de l’État.

Les documents, qui portent sur les élections générales et le scrutin présidentiel, ont été transmis conformément aux dispositions légales. Cette étape précède leur publication officielle et atteste de la volonté de transparence de la CNDH quant à son observation du processus électoral. Le président de la Commission était accompagné de Mme Albatoul Zakaria, Questeure, et de M. Mahamat Birèmé, Secrétaire général.

Le trio a détaillé le travail de monitoring électoral effectué dans onze provinces du pays. Ce dispositif d’observation, mis en place dans le respect des missions légales de la Commission, visait à évaluer le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales tout au long du processus électoral. À travers cette démarche, la CNDH réaffirme son rôle d’observateur impartial et de garant des principes démocratiques.

Un autre point stratégique a retenu l’attention du Chef de l’État : l’ambition de la CNDH d’obtenir le statut « A » dans le cadre du processus d’accréditation des Nations Unies. M. Belngar Larmé Jacques a réitéré l’engagement du Tchad dans cette démarche, qui constitue une reconnaissance internationale majeure. Le statut « A », délivré aux institutions conformes aux Principes de Paris, témoigne de leur indépendance, de leur pluralisme et de leur efficacité.

L’examen de la CNDH est prévu pour octobre prochain à Genève. En cas de succès, cette accréditation renforcerait considérablement la position de la Commission sur la scène internationale, tout en consolidant les efforts nationaux en matière de respect et de protection des droits humains.

Enfin, l’audience a été l’occasion de soulever certaines préoccupations internes à la Commission, notamment la situation d’une cinquantaine d’agents recrutés récemment. Ces derniers, dans le cadre du redressement de l’institution, attendent toujours leur rémunération, bloquée pour des raisons budgétaires encore non élucidées.

Cette rencontre entre la plus haute autorité de l’État et les responsables de la CNDH témoigne d’une volonté de dialogue constructif autour des enjeux liés aux droits humains au Tchad. Elle ouvre également la voie à une meilleure structuration et reconnaissance de l’institution au niveau national et international.

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