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Après plusieurs années de silence, Hassan Abdelkerim Bouyebri, Directeur Général de la Communication de la Présidence de la République et Président du Conseil d’administration du Groupe Média Manara  Radio-Télévision (MRTV), a enfin décidé de sortir de sa réserve. Dans une lettre de clarification, il répond point par point aux nombreuses accusations portées contre lui depuis plusieurs années par la page Facebook Tchad One, administrée par Charfadine Galmaye, un opposant vivant en exil à Bordeaux, en France.

Dans son message, M. Bouyebri explique que ce silence de près de 7 ans n’était pas une forme d’aveu mais plutôt une marque de respect pour les hautes fonctions qu’il occupe :   « Jusqu’ici, j’ai gardé un silence absolu par respect aux fonctions que j’occupe dans la première institution de la République, par respect à ma proximité au Maréchal MIDI, source de jalousie constante, et par conviction que le silence est aussi une réponse en soi », a-t-il affirmé.

Des accusations qualifiées de « mensongères et malveillantes »

M. Bouyebri revient sur plus de 75 publications à son encontre — articles, commentaires, vidéos — qu’il qualifie de « diffamatoires, mensongères et malveillantes », visant selon lui à ternir son image et à nuire à sa carrière. Il assure que toutes ces accusations proviennent d’un seul individu : Charfadine Galmaye.

Une réponse point par point

Dans cette mise au point détaillée, le PDG de MRTV répond méthodiquement à chacune des principales accusations :

    Origines familiales : Il rejette les tentatives de stigmatisation sur ses origines et réaffirme être un fils de l’Ennedi, avec des racines profondes dans le Ouaddaï.

    Affaire de l’imprimerie de l’ATP : Il nie tout lien avec l’achat d’une imprimerie par l’Agence Tchadienne de Presse, rappelant qu’il avait quitté l’institution en 2010, soit deux ans avant l’opération incriminée.

    Accusations liées à l’ONAMA : Il affirme n’avoir jamais occupé de poste à l’ONAMA ni géré ses ressources.

    Financement de MRTV : Il précise que la chaîne MRTV est financée exclusivement par La Fondation le Palmier pour la Bienfaisance, écartant toute opacité.

    Accusation de détournement de 5 milliards FCFA : Il met publiquement au défi son accusateur de publier les preuves qu’il prétend détenir.

    Accusations liées à la communauté LGBT : Il qualifie ces attaques d’atteintes à sa dignité, à son honneur et à celui de sa famille, les jugeant « gratuites et sans fondement ».

    Soirées nocturnes et manipulation d’influenceurs : Il dénonce une campagne de calomnies orchestrée dans le but de nuire à son intégrité morale et professionnelle.

Un message à sa famille et ses compatriotes

M. Hassan Abdelkerim Bouyebri insiste : cette sortie n’est pas destinée à répondre directement à Charfadine Galmaye, mais à rassurer ses proches et les citoyens tchadiens qui, faute d’une version officielle de sa part, pouvaient être troublés par la récurrence de ces accusations.  « Cette clarification n’est aucunement destinée à l’auteur de ces accusations. Elle est destinée exclusivement à ma famille, mes amis et mes compatriotes », conclut-il.

Une affaire symptomatique des tensions numériques au Tchad

Cette affaire souligne une fois de plus les enjeux liés à la désinformation et à la diffamation via les réseaux sociaux au Tchad, où les figures publiques font régulièrement l’objet de campagnes ciblées en ligne. Le cas Bouyebri relance le débat sur la régulation des contenus numériques, la responsabilité des plateformes, et les droits à la protection de la réputation.

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