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Le Premier ministre, Ambassadeur ALLAH MAYE Halina, a effectué ce vendredi une visite dans plusieurs structures hospitalières de la capitale afin de s’enquérir de l’état de santé des victimes des récents affrontements intercommunautaires survenus le 4 novembre à Dibebé, dans la province du Hadjer-Lamis.

Ce conflit, né d’un différend autour d’un puits d’eau, a dégénéré en violents heurts ayant fait au moins 33 morts et de nombreux blessés, dont plusieurs ont été évacués vers N’Djaména pour y recevoir des soins.

Accompagné du Ministre de la Santé publique et de la Prévention ainsi que de quelques membres de son cabinet, le Chef du Gouvernement s’est d’abord rendu à l’Hôpital général de référence nationale, où dix blessés ont été admis. Parmi eux, une personne est décédée lors de sa prise en charge, trois ont été libérées et six restent hospitalisées.
La délégation s’est ensuite rendue à l’Hôpital de l’amitié Tchad-Chine, qui a accueilli douze victimes : sept d’entre elles ont déjà regagné leurs familles, tandis que cinq sont toujours en traitement.

À l’issue de cette tournée, le Premier ministre a adressé, au nom du Chef de l’État, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées. Dans une déclaration solennelle, il a fermement condamné ces violences qualifiées de « barbarie d’un autre âge ».
« Il est inacceptable qu’on puisse compter autant de morts pour une question de puits, de champs ou autre », a-t-il déploré.

Le Chef du Gouvernement a également annoncé que plusieurs interpellations ont déjà eu lieu et que les enquêtes se poursuivent afin d’identifier et de traduire en justice tous les auteurs et complices de ces actes meurtriers.

Amb. ALLAH MAYE Halina a par ailleurs salué le dévouement et le professionnalisme du personnel médical, tout en implorant la grâce divine pour un prompt rétablissement des blessés.

Pour rappel, le 4 novembre dernier, un conflit meurtrier a éclaté à Dibébé, dans le département de Ngoura (province du Hadjer-Lamis). Les forces de défense et de sécurité ont été rapidement déployées pour contenir les tensions et ramener le calme. Une mission gouvernementale s’est rendue sur place dès le lendemain afin de mener des investigations et procéder aux premières interpellations.

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