Dans le cadre de la Conférence internationale sur la gouvernance des plateformes numériques, Halimé Assadya Ali, Présidente de la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA) du Tchad et Vice-présidente du Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC), a officiellement lancé, mardi 8 février 2026, les travaux d’une réunion stratégique dédiée aux régulateurs africains. L’objectif central de cette rencontre est la validation d’un guide pratique visant à renforcer l’intégrité de l’information sur le continent.

Cette réunion s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre du cadre politique type sur l’intégrité de l’information en Afrique de l’Ouest et au Sahel, proposé par l’UNESCO lors de la Conférence de Praia en septembre 2025. Le guide pratique soumis à validation se veut un outil opérationnel destiné à accompagner les autorités de régulation dans l’adaptation de ce cadre aux réalités locales.
Plusieurs acteurs majeurs du secteur étaient présents à cette rencontre, notamment des représentants des institutions membres du RIARC et du Réseau francophone des régulateurs des médias (REFRAM), des responsables d’organisations régionales et internationales, des écoles de formation, ainsi que des organisations de la société civile engagées dans la lutte contre la désinformation et la protection des droits numériques.
Dans son allocution d’ouverture, Halimé Assadya Ali a souligné que cette réunion dépasse la simple validation d’un document technique. Selon elle, le guide doit constituer un instrument pratique et harmonisé permettant aux régulateurs africains de mieux encadrer les plateformes numériques, tout en renforçant la confiance du public dans l’information diffusée.
Les travaux en cours visent également à consolider la coopération entre les autorités de régulation et les acteurs de la société civile. À terme, cette initiative ambitionne de doter le continent d’un cadre commun pour lutter efficacement contre la désinformation, promouvoir la fiabilité des contenus et soutenir une gouvernance numérique respectueuse des droits fondamentaux.

Cette démarche marque une étape importante dans la construction d’un environnement informationnel plus sûr et plus crédible en Afrique, face aux défis croissants posés par la circulation rapide des contenus numériques

