À Genève, le Tchad a présenté son troisième rapport périodique sur la mise en œuvre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques devant le Comité des droits de l’homme des Nations unies. Cet exercice s’inscrit dans le cadre du suivi régulier des engagements pris par les États parties en matière de protection des droits fondamentaux.
La délégation tchadienne était conduite par le Garde des Sceaux et ministre de la Justice chargé des droits humains, Dr. Youssouf Tom, accompagné de l’Ambassadeur Ahmad Makaila, représentant permanent du Tchad auprès de l’ONU à Genève. Plusieurs responsables institutionnels et acteurs de la société civile ont également pris part aux travaux, dont Belngar Larmé, président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH).

Les discussions ont notamment porté sur la protection des enfants et les efforts engagés pour prévenir leur implication dans les forces armées. Intervenant devant le Comité, le général de brigade Ali Goukouni Issa, point focal de UNICEF au ministère tchadien des Armées, a réaffirmé la position officielle du gouvernement.
Selon lui, conformément aux engagements pris auprès du Haut‑Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, aucun enfant ne sert actuellement dans les forces de défense et de sécurité du Tchad. Il a souligné que les autorités restent mobilisées pour garantir le respect strict de cette obligation.
Le général a également rappelé la création d’une coordination nationale chargée du désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion (DDR). Cette initiative a été mise en place sous l’impulsion du chef de l’État, le Mahamat Idriss Déby Itno, dans le cadre de l’application de l’Accord de Doha et des recommandations issues du Dialogue national inclusif et souverain.

Ce mécanisme vise à accompagner la sortie de crise en facilitant la réintégration des ex-combattants et en renforçant la stabilité nationale, avec l’appui de partenaires internationaux. « Nous restons attentifs à l’évolution de ces engagements en faveur de la protection des enfants et des droits humains », a conclu le général Ali Goukouni Issa devant les membres du Comité.
La présentation de ce rapport constitue une étape importante dans le dialogue entre le Tchad et les mécanismes internationaux de suivi des droits humains, alors que le pays poursuit ses efforts pour renforcer ses institutions et améliorer la protection des libertés fondamentales.

