Le Gabon entre dans une nouvelle phase de son processus électoral, avec l’ouverture officielle, ce jeudi 27 février, de la période de dépôt des candidatures pour l’élection présidentielle prévue le 12 avril 2025. Cette élection marquera une étape cruciale vers la fin de la transition politique amorcée après le coup d’État du 30 août 2023, qui a vu le général Brice Oligui Nguema prendre les rênes du pays après la chute du président Ali Bongo Ondimba.
Dépôt des candidatures : une étape décisive
Les candidats à la présidence disposent de dix jours, jusqu’au 8 mars 2025 à 18h00, pour soumettre leur dossier auprès de la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER). Cet acte administratif, encadré par un décret présidentiel en date du 14 février 2025, est déterminant pour la validation de la candidature de chaque prétendant.
Les intéressés devront remplir un certain nombre de conditions strictes pour voir leur dossier validé. Parmi les documents requis figurent une attestation d’inscription sur la liste électorale, un certificat de nationalité gabonaise, un casier judiciaire vierge, ainsi qu’un certificat médical attestant de l’aptitude physique et mentale du candidat. Les postulants doivent également fournir une preuve de résidence continue au Gabon et s’acquitter d’un cautionnement électoral de 30 millions de francs CFA.
De plus, une déclaration sur l’honneur est exigée, attestant de l’exclusivité de la nationalité gabonaise, accompagnée, le cas échéant, d’un justificatif de renonciation à toute autre citoyenneté.
Un scrutin crucial pour l’avenir du Gabon
Ce processus, qui constitue l’une des dernières étapes avant le scrutin de la présidentielle du 12 avril, prend une dimension particulière au regard des événements qui ont secoué le pays en 2023. Le coup d’État du Général Brice Oligui Nguema a renversé l’ancien président Ali Bongo Ondimba, mettant fin à près de 14 ans de règne et à une dynastie politique qui avait dominé le pays pendant plus de cinq décennies.
Alors que la transition se poursuit, l’organisation de cette élection présidentielle est perçue comme un test majeur pour l’avenir démocratique du Gabon. Elle marquera le début d’une nouvelle ère politique, où le peuple gabonais pourra choisir son futur président, dans un contexte marqué par des attentes de réformes profondes et de renouveau démocratique.
Une vigilance accrue pour un processus transparent
La CNOCER, garante du bon déroulement du processus électoral, veillera au respect des normes et exigences en matière de candidatures. À ce stade, l’enjeu est de garantir que seuls les candidats remplissant toutes les conditions puissent participer à cette élection historique. Le dépôt des candidatures, qui doit se faire en trois exemplaires, sera suivi d’un examen rigoureux de chaque dossier.
Avec la fin de la transition en vue, la communauté internationale, tout comme les citoyens gabonais, scrutent de près l’évolution du processus électoral. Les observateurs s’attendent à un scrutin transparent et crédible, en espérant que cette élection marque un tournant vers une stabilité politique durable.
Ainsi, avec l’approche du 12 avril 2025, le Gabon se prépare à écrire un nouveau chapitre de son histoire politique, avec la possibilité de tourner définitivement la page d’un régime autoritaire et d’entamer un processus démocratique longuement espéré.