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Le Premier ministre tchadien, Ambassadeur Allah-Maye Halina, a accordé une audience ce vendredi à une délégation de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP), conduite par son Vice-président, M. Hatem Essaiem. Cette rencontre a été l’occasion d’échanger sur la crise persistante au Soudan et ses lourdes répercussions humanitaires au Tchad.

Les discussions ont porté principalement sur l’afflux massif de réfugiés soudanais dans la localité d’Adré, à l’Est du pays, conséquence directe du conflit armé qui ravage le Soudan depuis plusieurs mois. La délégation de la CADHP a exprimé sa vive préoccupation face aux conditions de vie difficiles auxquelles font face aussi bien les réfugiés que les communautés hôtes dans cette zone frontalière déjà vulnérable.

Dans ce contexte, la CADHP a lancé un appel pressant à la communauté internationale, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux organisations non gouvernementales afin qu’ils intensifient leur soutien humanitaire au Tchad. L’objectif est de répondre efficacement aux besoins urgents en matière de logement, de santé, d’alimentation et de protection des droits humains des personnes déplacées.

La délégation s’est néanmoins dite satisfaite de l’accueil réservé aux réfugiés par les autorités tchadiennes et a salué les efforts consentis par le gouvernement pour leur prise en charge, malgré des ressources limitées et une pression croissante sur les infrastructures locales.

En réponse, le Premier ministre Allah-Maye Halina a réaffirmé l’engagement ferme du gouvernement tchadien à poursuivre son assistance aux réfugiés soudanais. Il a également souligné la volonté du Tchad de renforcer sa coopération avec la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples, dans le respect des engagements régionaux et internationaux en matière de protection des réfugiés.

Cette rencontre illustre la préoccupation grandissante de l’Union africaine face à l’ampleur de la crise humanitaire à la frontière tchado-soudanaise et la nécessité d’une mobilisation accrue pour faire face à une situation qui continue de se détériorer.

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