La formation organisée par la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA) sur le thème « Femmes des médias à l’ère de l’IA : vérifications, deepfakes et journalisme responsable » a pris fin ce samedi à la Maison de la Presse du Tchad, située au quartier Moursal dans le 6ᵉ arrondissement de N’Djamena.
Lancée le 5 mars dernier, cette session de renforcement de capacités de trois jours était destinée particulièrement aux femmes professionnelles des médias. Elle s’inscrit dans le cadre de la Semaine Nationale de la Femme Tchadienne (SENAFET) et de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes. L’initiative visait à outiller les participantes sur les enjeux de l’intelligence artificielle dans le traitement de l’information, notamment la vérification des contenus, la lutte contre les deepfakes et la promotion d’un journalisme responsable à l’ère du numérique.

Prenant la parole lors de la cérémonie de clôture, le formateur, Djimtahadoum Memtignar, expert-consultant en IA générative, a encouragé les participantes à mettre en pratique les connaissances acquises durant la formation. Il s’est également réjoui d’avoir pu partager son expérience avec la jeunesse féminine engagée dans les médias.
Au nom des participantes, la journaliste Soliri Charlotte a présenté une série de recommandations adressées aux responsables des médias et à la HAMA. Parmi celles-ci figurent notamment :
La promotion et le soutien de la participation des femmes journalistes dans les instances de prise de décision et aux postes de responsabilité au sein des organes de presse ;
La multiplication et la délocalisation de ce type de formations ;
Le renforcement de la collaboration entre les institutions, les médias et les organisations de la société civile afin de sensibiliser le public à l’utilisation responsable de l’intelligence artificielle ;
La mise en place de partenariats avec les ONG et les organisations de la société civile pour renforcer les capacités des journalistes sur l’IA ;
L’organisation régulière de formations sur le journalisme, l’éthique et la déontologie ;
L’allongement de la durée des formations pour une meilleure assimilation des modules ;
La mise en place de programmes d’accompagnement et de mentorat pour les femmes journalistes ;
L’amélioration de l’accès aux équipements et outils numériques modernes ;
Ainsi que la création d’un cadre permanent de dialogue entre la HAMA et les professionnels des médias.
Présidant la cérémonie de clôture, la présidente de la HAMA, Halimé Assadya Ali, s’est félicitée de la tenue de cette formation et a salué l’engagement des participantes. Elle a exprimé sa gratitude pour leur disponibilité et leur intérêt pour cette initiative.

La présidente de la HAMA a par ailleurs assuré que cette formation ne sera pas la dernière organisée par l’institution. Elle a souhaité que l’intelligence artificielle ne soit pas perçue comme un défi pour les professionnels des médias, mais plutôt comme une opportunité d’améliorer les pratiques journalistiques. Elle a enfin invité les participantes à mettre en application les connaissances acquises au cours de ces trois jours.
La cérémonie s’est achevée par la remise d’attestations aux participantes. Au total, plus de soixante femmes journalistes ont pris part à cette formation, marquant ainsi une étape importante dans le renforcement des compétences des femmes des médias au Tchad face aux défis du numérique et de l’intelligence artificielle.

