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 Une délégation de l’Union des journalistes du Tchad (UJT), conduite par son président, Abbas Mahamoud Tahir, a été reçue par le Directeur général de la Police nationale, le contrôleur général Tougoud Digo Maidé. La rencontre s’est déroulée en présence du directeur de la communication de la Police nationale, le général Mahamat Mahamat Idriss.

Le président de l’UJT était accompagné du secrétaire général, Gotingar Serge Manassé, du secrétaire général adjoint chargé de la sécurité des journalistes, Djimet Wiche, du chargé de communication, Napoléon Ngaoundi, ainsi que du trésorier général, Souleymane Abdelkerim.

Renouer avec une collaboration historique

Au cœur des échanges figurait la volonté de redynamiser la collaboration entre journalistes et forces de l’ordre, notamment autour de la sécurité des professionnels des médias dans l’exercice de leur métier.

Lors des présentations d’usage, le président de l’UJT a rappelé l’histoire, le mandat et les différentes ramifications nationales et internationales de l’organisation. Il a également évoqué les expériences positives issues de la coopération entre l’UJT et la Police nationale.

À titre d’exemple, il a cité la période de la pandémie de COVID-19, au cours de laquelle la concertation entre les deux institutions avait contribué à prévenir certaines incompréhensions et à éviter des tensions sur le terrain.

Cinq ans après cette expérience, l’UJT estime nécessaire de relancer et de formaliser davantage cette collaboration.

Des points focaux pour prévenir les incidents

L’un des principaux objectifs avancés par l’UJT est la mise en place d’un cadre de concertation permanent entre les deux parties.

Cette démarche devrait notamment passer par la désignation de points focaux au sein de l’UJT et de la Police nationale. Leur rôle serait de faciliter les échanges et de permettre de traiter rapidement les difficultés rencontrées lors des reportages, avant qu’elles ne dégénèrent en incidents plus importants.

Pour Abbas Mahamoud Tahir, l’existence d’un canal de communication permanent permettrait de réduire les malentendus et de favoriser une meilleure compréhension des contraintes auxquelles sont confrontés policiers et journalistes dans l’exercice de leurs missions respectives.

La Police appelle à davantage de responsabilité

De son côté, le Directeur général de la Police nationale a salué la longévité de l’UJT, rappelant que l’organisation a été créée avant l’avènement de la liberté et de la démocratie au Tchad.

Tougoud Digo Maidé a également souligné que policiers et journalistes exercent, chacun dans son domaine, une mission au service de la collectivité.

Tout en rappelant l’importance de la protection de la vie humaine et le statut de citoyen des policiers dans la vie civile, le responsable de la Police nationale a exprimé certaines préoccupations liées notamment aux évolutions technologiques et aux amalgames susceptibles de se produire sur la voie publique.

Il a, par ailleurs, insisté sur la responsabilité des journalistes dans le traitement et la diffusion de l’information. Il les a notamment appelés à faire preuve de rigueur dans la vérification des faits, estimant que certaines informations diffusées peuvent avoir des répercussions sur l’image du Tchad à l’extérieur.

Vers un dialogue permanent

Le Directeur général de la Police nationale s’est déclaré favorable à la mise en place d’un canal de dialogue permanent avec l’UJT. Il a également indiqué être disponible pour recevoir directement les sollicitations de l’organisation professionnelle des journalistes.

La rencontre ouvre ainsi la voie à une nouvelle étape dans les relations entre les médias et les forces de l’ordre. Au-delà de la gestion des incidents, les deux parties semblent vouloir privilégier l’anticipation, le dialogue et la concertation afin de créer de meilleures conditions pour l’exercice du métier de journaliste sur le terrain.

La rencontre s’est achevée sur une note d’ouverture et de confiance, avec la volonté affichée de faire de cette collaboration un mécanisme durable, au bénéfice des journalistes, des forces de sécurité et, plus largement, de l’intérêt général.

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