Skip to main content

 La situation du sport, en particulier celle du football tchadien, a été au cœur des débats lors de la 22ᵉ séance plénière de la session ordinaire 2026 du Sénat, tenue le lundi 29 juin sous la présidence du président du Sénat, Dr Haroun Kabadi.

À cette occasion, le sénateur Hassan Saline Hizane a adressé une question orale avec débats au ministre de la Jeunesse et des Sports, Nair Abakar, afin d’obtenir des éclaircissements sur la politique nationale de développement du football.

Dans son intervention, le parlementaire a exprimé plusieurs préoccupations concernant l’avenir de cette discipline. Il s’est notamment interrogé sur les investissements consentis ces dernières années dans les infrastructures sportives, l’existence d’un programme structuré de détection et de formation des jeunes talents, ainsi que les mesures prévues pour améliorer durablement la compétitivité du football tchadien.

En réponse, le ministre de la Jeunesse et des Sports a réaffirmé la volonté du gouvernement d’engager une reconstruction en profondeur du sport national à travers des réformes structurelles. Selon lui, cette démarche s’inscrit dans la vision du président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, et dans l’action du gouvernement conduit par le Premier ministre.

Le ministre a reconnu que les défis restent importants, tout en soulignant qu’une nouvelle dynamique est désormais engagée. « La reconstruction du sport tchadien est un processus qui demande du temps, de la patience et de la continuité », a-t-il déclaré devant les sénateurs.

Abordant la question de la formation, Nair Abakar a insisté sur le potentiel dont dispose le pays. Il a indiqué que de nombreux jeunes talents évoluent dans les provinces, les établissements scolaires, les quartiers et les compétitions locales. Toutefois, a-t-il précisé, ces talents doivent être identifiés, formés, encadrés et accompagnés afin de constituer un vivier solide pour les équipes nationales. « L’équipe nationale est le sommet de la pyramide. Si la base est fragile, le sommet ne peut pas être durablement solide », a affirmé le ministre, estimant que le développement du football passe avant tout par le renforcement de la formation à la base.

Il a enfin annoncé que son département fait de la reconstruction de l’ensemble de la chaîne de développement du sport une priorité, avec l’ambition de bâtir un système plus performant, capable de produire des résultats durables et de redonner au football tchadien sa place sur la scène continentale.

Cette séance plénière, à laquelle assistait également le secrétaire général adjoint du gouvernement, Dr Bourkou Dédé Alhadj, accompagné de ses collaborateurs, a permis aux sénateurs de débattre des perspectives de relance du sport tchadien, dans un contexte marqué par de fortes attentes de la jeunesse et du monde sportif.

Partager cet article sur: