Le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle, Dr Sitack Yombatina, a répondu ce vendredi 29 mai 2026 aux questions orales avec débat du député Beral Mbaïkoubou lors d’une séance plénière tenue au Palais de la Démocratie de Gassi.
Les travaux ont été dirigés par le président de l’Assemblée nationale, Ali Kolotou Tchaïmi, en présence du ministre secrétaire général adjoint du Gouvernement, Dr Bourkou Dede Alhadj.

Au cœur des échanges figurait le projet de réécriture de l’histoire générale du Tchad, une initiative portée par le gouvernement et qui suscite de nombreuses interrogations au sein de la représentation nationale. Le député Beral Mbaïkoubou a notamment souhaité obtenir des éclaircissements sur les motivations réelles de ce projet, sa pertinence, les sources documentaires et archivistiques qui le sous-tendent, ainsi que les risques de confusion entre histoire et mémoire ou encore entre histoire et politique.
Répondant aux préoccupations soulevées, le ministre Dr. Sitack Yombatina a expliqué que ce projet repose sur des fondements scientifiques, patriotiques et politiques. Selon lui, il s’inscrit dans la mise en œuvre du programme politique du Chef de l’État, notamment à travers les chantiers 90 et 91 consacrés à la valorisation de l’identité nationale et à la consolidation de l’unité du pays.
Le ministre a souligné que la réécriture de l’histoire générale du Tchad vise plusieurs objectifs majeurs. Il s’agit notamment de décoloniser le récit historique national, de permettre aux Tchadiens de mieux connaître leur propre histoire à travers une approche fondée sur les réalités nationales, et de renforcer la cohésion sociale en favorisant une lecture commune du passé.
Au cours des débats, plusieurs députés ont pris la parole pour formuler des observations, des recommandations et des demandes de précisions sur différents aspects du projet. Les interventions ont porté aussi bien sur la méthodologie envisagée que sur les garanties d’objectivité et d’inclusivité du processus.

En réponse, Dr Sitack Yombatina a apporté des éclaircissements complémentaires et réaffirmé la volonté du gouvernement d’associer les chercheurs, historiens, universitaires et autres acteurs concernés à cette démarche. Il a également invité les députés à accompagner et soutenir ce projet qu’il considère comme un levier important pour la construction de l’unité nationale et le renforcement du sentiment d’appartenance à une histoire commune.
Cette séance de questions orales a ainsi permis au gouvernement de présenter les contours et les ambitions d’un projet qui entend revisiter le récit historique national afin de mieux répondre aux aspirations des générations présentes et futures.

