Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Passalé Kanabé Marcelin, a répondu ce mercredi 29 avril 2026 à une question d’actualité à l’Assemblée nationale portant sur l’accès à l’eau potable au Tchad. L’interpellation avait été formulée par la députée Neloum Mbaïgoto, préoccupée par les difficultés persistantes d’approvisionnement en eau dans plusieurs localités du pays.
La séance, présidée par le président de l’Assemblée nationale Ali Kolotou Tchaïmi, s’est déroulée en présence de la ministre secrétaire générale du Gouvernement.

Dans son intervention, la députée a articulé ses préoccupations autour de quatre principaux axes : le taux réel d’accès à l’eau potable au niveau national, les capacités et contraintes de la Société tchadienne des eaux, les mesures urgentes envisagées par le Gouvernement ainsi que l’intégration de l’énergie solaire dans l’extension des infrastructures hydrauliques.
Répondant aux préoccupations des élus, le ministre de l’Eau et de l’Énergie a annoncé que le taux national d’accès à l’eau potable est actuellement estimé à 63,50 %. Il a toutefois reconnu l’existence de fortes disparités entre les centres urbains et les zones rurales, où les populations continuent de faire face à d’importantes difficultés d’approvisionnement.
Pour améliorer la situation, le membre du Gouvernement a détaillé plusieurs actions en cours, notamment la réalisation de forages modernes, la réhabilitation d’ouvrages hydrauliques défectueux, le renforcement des partenariats avec les partenaires techniques et financiers, ainsi que le développement de mini-centrales solaires destinées à alimenter les installations de distribution d’eau.
Le ministre a également souligné que l’intégration de l’énergie solaire est désormais systématiquement prise en compte dans les nouveaux projets d’infrastructures hydrauliques, dans le but de garantir une meilleure autonomie énergétique et de réduire les coûts d’exploitation.
Sur la question de la qualité de l’eau distribuée aux populations, Passalé Kanabé Marcelin a indiqué que les contrôles sont effectués par un laboratoire spécialisé. Il a cependant reconnu que les forages privés échappent encore largement aux mécanismes de régulation et de contrôle mis en place par l’État.

Réaffirmant l’engagement des autorités à améliorer durablement l’accès à l’eau potable, le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer la transparence, la redevabilité et la mobilisation de l’ensemble des acteurs concernés, y compris les élus nationaux.
À la clôture des échanges, Ali Kolotou Tchaïmi a salué la qualité des débats et exhorté le Gouvernement à poursuivre et intensifier ses efforts afin de garantir un accès équitable à l’eau potable sur toute l’étendue du territoire national.

