Le Mali est plongé dans la stupeur après une attaque d’une violence exceptionnelle survenue samedi 25 avril à Bamako. Le ministre de la Défense, Sadio Camara, a été tué lors d’un assaut contre son domicile, dans une opération revendiquée par des groupes djihadistes.
Selon les premières informations relayées par plusieurs médias internationaux, l’attaque a également coûté la vie à la seconde épouse du ministre, à l’un de leurs enfants ainsi qu’à 17 soldats présents sur les lieux. Le bilan, particulièrement lourd, souligne le niveau de coordination et de préparation des assaillants.
L’opération a été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), en collaboration avec le Front de libération de l’Azawad. Elle s’inscrit dans une offensive simultanée d’une ampleur inédite depuis 2012, visant plusieurs villes stratégiques du pays, notamment Bamako, Kati, Gao, Kidal, Sévaré et Mopti.
Ces attaques coordonnées marquent une escalade significative dans la crise sécuritaire que traverse le Mali depuis plus d’une décennie. Elles témoignent également d’une capacité accrue des groupes armés à frapper des cibles de premier plan, y compris au cœur de la capitale.
Face à cette tragédie nationale, le gouvernement malien a décrété un deuil national de deux jours à compter de ce lundi 27 avril. Les drapeaux seront mis en berne sur l’ensemble du territoire, tandis que plusieurs cérémonies d’hommage sont prévues en mémoire des victimes.
Dans un communiqué officiel, les autorités ont condamné « un acte terroriste lâche et barbare » et promis de renforcer les mesures de sécurité à travers le pays. Elles ont également appelé à l’unité nationale face à ce qu’elles qualifient de « tentative de déstabilisation majeure ».
Alors que les forces de défense et de sécurité sont en état d’alerte maximale, la population malienne reste dans la confusion totale. Cette offensive coordonnée pourrait marquer un tournant dans l’évolution du conflit, déjà complexe, qui secoue le Mali et l’ensemble de la région sahélienne.

