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Le groupe média Tchadinfos a vivement réagi, à travers un communiqué publié le dimanche 29 mars 2026, à l’agression dont a été victime l’un de ses journalistes reporters, Souleymane Brahim, dit « Alpha ». Les faits, jugés graves, se sont produits la veille, aux environs de 14 heures.

Selon les informations relayées par le média, le journaliste aurait été pris en filature par deux individus en tenue militaire, circulant à bord d’un véhicule gris de marque Toyota Corolla, aux vitres fumées et dépourvu de plaque d’immatriculation. La poursuite aurait débuté à la station Total Koufra pour s’achever à la Place de la Nation, où les assaillants ont contraint le reporter à immobiliser sa moto, à proximité du Monument aux Morts.

Au cours de l’interception, Souleymane Brahim a été violemment pris à partie. Le communiqué fait état de propos injurieux proférés à son encontre. L’un des agresseurs aurait tenté de lui arracher la clé de sa moto, tandis que l’autre le menaçait avec une arme de poing. L’intervention de passants a permis de mettre un terme à la scène, obligeant les individus à prendre la fuite.

Face à cet acte, Tchadinfos dénonce une agression assimilable à une tentative d’intimidation, susceptible de porter atteinte à la liberté de la presse et aux principes fondamentaux de l’État de droit. Le groupe rappelle que la protection des journalistes incombe à l’État et constitue une condition essentielle à l’exercice d’une information libre, pluraliste et indépendante. Il affirme par ailleurs se réserver le droit d’engager des poursuites contre les auteurs présumés.

De son côté, Association des Médias en Ligne du Tchad (AMET), dont Tchadinfos est membre, a également condamné fermement cette agression. Dans son communiqué, l’organisation a exprimé son soutien total au média ainsi qu’au journaliste victime.

L’AMET appelle en outre les autorités tchadiennes à assumer leurs responsabilités en diligentant une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Elle insiste sur la nécessité d’identifier les auteurs et de les traduire en justice, dans le but de garantir la sécurité des professionnels des médias.

Cet incident relance le débat sur la sécurité des journalistes au Tchad et souligne l’urgence de renforcer les mécanismes de protection pour préserver la liberté de la presse.

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