À l’occasion des activités marquant la Semaine Nationale de la Femme Tchadienne (SENAFET) et la Journée Internationale de la Femme (JIF), la Présidente de la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA), Halimé Assadya Ali, a procédé ce jeudi 5 mars 2026 au lancement officiel d’une formation destinée aux femmes journalistes sur le thème : « Femme des Médias à l’ère de l’IA : vérification, deepfakes et journalisme responsable ».
La cérémonie de lancement s’est tenue à la Maison de la Presse de N’Djamena, située dans le quartier Moursal du 6ᵉ arrondissement de la ville de N’Djamena. Cette session de formation, qui se déroule du 5 au 7 mars 2026, regroupe exclusivement des femmes professionnelles des médias venues renforcer leurs compétences face aux nouveaux défis technologiques.

Dans son discours d’ouverture, la présidente de la HAMA a souligné que cette initiative s’inscrit dans la dynamique de renforcement des capacités des journalistes tchadiens engagée par son institution. Elle a rappelé que cette action figure parmi les priorités du plan stratégique triennal 2026-2028 de la HAMA, dont l’un des piliers majeurs porte sur l’adaptation des professionnels des médias aux évolutions technologiques.
Selon elle, cette formation permettra aux participantes de mieux comprendre l’intelligence artificielle, ses défis dans l’exercice quotidien du métier de journaliste et de régulateur, mais aussi les opportunités qu’elle offre dans le traitement et la diffusion de l’information. « Cette formation vous permettra de découvrir l’IA, les défis qu’elle impose dans l’exercice du métier ainsi que les opportunités qu’elle offre aux professionnels des médias », a indiqué Mme Halimé Assadya Ali.
Au terme de ces trois jours de formation, les participantes devraient être davantage outillées pour utiliser efficacement les technologies d’intelligence artificielle, notamment l’intelligence artificielle générative, dans leur travail journalistique. L’objectif est également de renforcer les mécanismes de vérification des faits, de prévenir les risques liés à la diffusion de fausses informations et de rumeurs, mais aussi de développer des capacités de détection des contenus manipulés.

La présidente de la HAMA a enfin insisté sur la nécessité pour les journalistes de consolider leur éthique professionnelle, de promouvoir la transparence dans l’exercice du métier et de produire des contenus adaptés aux nouveaux formats du journalisme à l’ère numérique.
À travers cette initiative, la HAMA entend ainsi accompagner les femmes journalistes tchadiennes dans l’appropriation des outils numériques modernes afin de renforcer la crédibilité et la responsabilité du journalisme dans un environnement médiatique de plus en plus marqué par l’intelligence artificielle et les technologies de manipulation de l’information.

