Le cinéaste tchadien Mahamat Saleh Haroun vient d’inscrire une nouvelle page majeure dans l’histoire du cinéma africain. Son dernier long métrage, Soumsoum, la nuit des astres, a reçu le prestigieux Prix FIPRESCI lors de la Berlinale 2026, une distinction décernée par la Fédération internationale de la presse cinématographique à une œuvre de la compétition officielle ayant particulièrement marqué la presse internationale.
Une reconnaissance critique internationale
Le Prix FIPRESCI est l’une des distinctions les plus respectées du paysage cinématographique mondial. Attribué par un jury de critiques venus du monde entier, il récompense une vision artistique singulière et une force narrative capable de dépasser les frontières culturelles.
Avec Soumsoum, la nuit des astres, Mahamat Saleh Haroun poursuit une œuvre à la fois critique et poétique. Fidèle à son regard sensible sur les fractures sociales, la mémoire et les silences de l’histoire, le réalisateur tchadien livre un film d’une grande intensité visuelle et émotionnelle. Par une mise en scène épurée et une narration subtile, il explore les blessures intimes et collectives, confirmant sa place parmi les grandes voix du cinéma contemporain.
Le Tchad au sommet du cinéma africain
Cette récompense renforce l’influence croissante du cinéma tchadien sur le continent africain et au-delà. Depuis plusieurs années, Mahamat Saleh Haroun s’impose comme l’un des cinéastes africains les plus respectés sur la scène internationale.
Ce nouveau prix s’ajoute à un palmarès déjà impressionnant, marqué notamment par sa distinction au Festival de Cannes en 2010, où il avait remporté le Prix du Jury pour Un homme qui crie. Une reconnaissance qui avait déjà consacré son talent et placé le Tchad sous les projecteurs du cinéma mondial.
Une œuvre qui confirme une trajectoire majeure
Avec Soumsoum, la nuit des astres, Mahamat Saleh Haroun confirme la cohérence et la profondeur de son parcours artistique. Son cinéma, ancré dans les réalités africaines mais universel dans ses questionnements, continue de séduire critiques et festivals.
La distinction obtenue à la Berlinale 2026 vient ainsi consacrer un auteur majeur et rappeler que le cinéma africain, porté par des voix singulières comme celle de Mahamat Saleh Haroun, occupe désormais une place incontournable dans le paysage cinématographique international.

