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En marge de son séjour à Bongor, chef-lieu de la province du Mayo-Kebbi Est, le Premier ministre, Ambassadeur Allah Maye Halina, an effectué ce mercredi 18 février 2026 une série d’inspections inopinées sur plusieurs chantiers publics stratégiques. Objectif affiché : s’assurer de la qualité des ouvrages, du respect des délais contractuels et de la bonne utilisation des ressources publiques.

Des travaux à l’arrêt sur des axes majeurs

La visite a notamment conduit le Chef du Gouvernement sur les boulevards Routouang Yoma Golong et Maréchal Idriss Déby Itno, réalisés par l’entreprise Arab Contractors. Sur place, le constat est préoccupant : les travaux sont à l’arrêt en raison de retards dans les décaissements.

Face à cette situation, le Premier ministre a instruit une mobilisation rapide des ressources financières nécessaires afin de permettre une reprise immédiate des activités. Il a insisté sur l’impératif de continuité dans l’exécution des projets structurants, soulignant que tout retard impacte directement les populations.

S’agissant plus particulièrement du boulevard Maréchal Idriss Déby Itno, des insuffisances techniques ont été relevées, notamment un niveau de chaussée jugé trop bas et une épaisseur de bitume insuffisante. Une expertise indépendante a été ordonnée afin de vérifier la conformité des travaux réalisés et d’établir les responsabilités éventuelles. « La qualité des ouvrages publics ne se négocie pas », a martelé le Chef du Gouvernement.

Anomalies sur un chantier éducatif

L’inspection s’est poursuivie sur le site d’un institut scientifique en construction. Là encore, plusieurs irrégularités ont été constatées : dimensions non conformes, menuiseries mal posées et infiltrations d’eau. Une contre-expertise technique complète a été demandée pour identifier les mesures correctives à apporter.

Le Premier ministre a rappelé que les infrastructures éducatives doivent répondre à des normes strictes, garantes de la sécurité et de la durabilité des bâtiments destinés aux apprenants.

Un retour par route pour évaluer le corridor stratégique

Après être arrivé à Bongor par hélicoptère pour honorer les engagements liés au lancement d’un projet énergétique majeur, le Premier ministre a choisi de regagner N’Djaména par voie routière. Ce choix lui a permis d’évaluer personnellement l’état d’avancement du corridor stratégique reliant la capitale à Koutéré, à la frontière camerounaise.

Les travaux de réhabilitation et de renforcement de cet axe, exécutés par l’entreprise CGCOC, ont été jugés globalement satisfaisants. Le tronçon critique entre Guelendeng et Bongor a été traité, et les huit derniers kilomètres restants devraient être achevés d’ici avril 2026. Le corridor sud est désormais largement praticable et la circulation y est fluide, selon les constats effectués sur le terrain.

Une méthode fondée sur la redevabilité

Au-delà d’un simple déplacement officiel, cette visite d’inspection illustre la méthode du Premier ministre : contrôle direct, exigence de résultats et renforcement de la redevabilité dans la gestion des projets publics.

Cette démarche s’inscrit dans la dynamique impulsée par le Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, qui place la modernisation des infrastructures et l’amélioration durable des conditions de vie des citoyens au cœur de son action.

À travers ces descentes inopinées, le gouvernement entend envoyer un signal fort aux entreprises adjudicataires et aux services techniques: les engagements contractuels doivent être respectés, et la qualité des infrastructures demeure une priorité nationale.

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