Ce mercredi 28 Janvier 2026, la Confédération Africaine de Football (CAF) a rendu publiques les sanctions disciplinaires consécutives aux nombreux incidents ayant émaillé la finale de la Coupe d’Afrique des Nations disputée le 18 janvier 2026. Une rencontre remportée par le Sénégal face au Maroc, mais qui restera longtemps gravée dans les mémoires en raison de son scénario chaotique et des débordements observés aussi bien sur le terrain que dans les tribunes.
Cette finale a été marquée par une vive contestation de la part des Sénégalais après un penalty sifflé en faveur du Maroc. Sur instruction de leur sélectionneur, Pape Bouna Thiaw, les joueurs sénégalais avaient quitté la pelouse, provoquant une interruption du match et faisant craindre, à un moment, de lourdes sanctions allant jusqu’à une possible exclusion des compétitions internationales.
Finalement, la CAF s’est montrée ferme mais mesurée. Le sélectionneur sénégalais, Pape Bouna Thiaw, a écopé d’une suspension de cinq matches officiels de la CAF ainsi que d’une amende de 100 000 dollars américains pour comportement antisportif, violation des principes de fair-play et atteinte à l’image du football.
Deux joueurs sénégalais ont également été sanctionnés pour leur attitude envers le corps arbitral. Iliman Cheikh Baroy Ndiaye et Ismaïla Sarr ont chacun été suspendus pour deux matches officiels de la CAF.
Par ailleurs, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) devra s’acquitter d’une lourde amende de 515 000 euros en raison des violences et débordements commis par des supporters sénégalais dans le stade lors de la finale.
Le Maroc n’a pas été épargné non plus. Le jury disciplinaire de la CAF a infligé plusieurs sanctions à des joueurs et à la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF). Ismaël Saibari a été suspendu pour trois matches officiels et condamné à une amende de 100 000 dollars pour comportement antisportif. Achraf Hakimi, de son côté, a écopé de deux matches de suspension, dont un avec sursis pendant un an.
La FRMF a également été sanctionnée financièrement : 200 000 dollars pour le comportement inapproprié des ramasseurs de balles, 100 000 dollars pour l’envahissement de la zone VAR par des joueurs et membres du staff technique marocain, et 15 000 dollars pour l’utilisation de lasers par certains supporters.
En revanche, la CAF a rejeté la réclamation marocaine demandant une victoire sur tapis vert. L’instance continentale a estimé que, malgré le départ temporaire des joueurs sénégalais du terrain, les éléments invoqués ne justifiaient pas une telle décision au regard des articles 82 et 84 du règlement de la CAN.
Malgré la gravité des incidents et l’ampleur des sanctions, celles-ci ne devraient pas empêcher le Sénégal et le Maroc de poursuivre leur route vers la Coupe du Monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
Quoi qu’il en soit, cette finale de la CAN restera comme l’une des plus controversées de l’histoire récente du football africain, symbole à la fois de la passion extrême qu’il suscite et des défis persistants en matière de discipline et de fair-play.

