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La publication faite le samedi 13 décembre par le Président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, n’est pas anodine. En renouvelant publiquement sa pleine confiance au gouvernement dirigé par le Premier ministre, Ambassadeur Allah-Maye Halina, le Chef de l’État a voulu mettre fin aux rumeurs persistantes d’un remaniement gouvernemental qui circulaient dans l’opinion publique tchadienne.

Dans son message sur les réseaux sociaux, le Président a été sans équivoque : « J’exprime ma pleine confiance au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, et à l’ensemble de son équipe gouvernementale. Je les encourage à maintenir cette synergie et cette cohésion dans l’accomplissement de la mission assignée au Gouvernement, tout en respectant le cadre hiérarchique. »

À première vue, ce message apparaît comme un soutien clair et sans réserve à l’équipe gouvernementale en place. Il ferme ainsi la porte, du moins pour l’instant, à toute hypothèse de remaniement. Toutefois, au-delà de cette confirmation politique, certains termes employés par le Chef de l’État interpellent et suscitent des interrogations légitimes.

Pourquoi insister avec autant de fermeté sur le respect du cadre hiérarchique ? Cette précision laisse-t-elle entrevoir des dysfonctionnements internes au sein de l’appareil gouvernemental ? Il est permis de penser que le Président, bien informé des réalités de la gouvernance, a voulu adresser un rappel à l’ordre à certains membres du gouvernement dont les pratiques pourraient fragiliser la cohésion et l’efficacité de l’action publique.

Dans un système étatique, et plus encore dans un contexte où l’autorité et la discipline constituent des piliers de la gouvernance, le non-respect du cadre hiérarchique peut engendrer des rivalités internes, ralentir la prise de décision et nuire gravement à l’efficacité gouvernementale. Le Président, conscient des conséquences négatives de tels comportements, semble ainsi avoir lancé un message clair : la loyauté, la discipline et le respect des responsabilités sont indispensables au bon fonctionnement de l’État.

Cette exigence de rigueur n’est pas une contrainte inutile, mais une condition essentielle pour répondre efficacement aux attentes légitimes des citoyens tchadiens. Comme l’a souligné le Chef de l’État, c’est à ce prix que le gouvernement pourra produire des résultats concrets à l’échelle nationale et contribuer au rayonnement du Tchad dans un esprit d’unité, de paix et de patriotisme.

En définitive, si le Président renouvelle sa confiance au gouvernement, il rappelle également que cette confiance s’accompagne d’une obligation de discipline et de respect des règles. Un message à la fois politique et institutionnel, qui sonne comme un avertissement autant qu’un appel à la responsabilité collective.

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