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La Guinée-Bissau a basculé dans une nouvelle crise politique ce mercredi après ce qui s’apparente à un coup d’État militaire. Un groupe de soldats conduit par le général Denis N’Canha, chef de la Maison militaire de la présidence, a annoncé avoir pris le contrôle total du pays et assumé la direction « jusqu’à nouvel ordre ».

Lors d’une déclaration lue à la télévision nationale, le général N’Canha a affirmé que son mouvement regroupait « toutes les composantes de l’armée », et qu’il intervenait pour « garantir la sécurité nationale » et « rétablir l’ordre ». Selon lui, les services de renseignement auraient découvert « un vaste plan de déstabilisation du pays, impliquant des barons nationaux de la drogue », ce qui aurait précipité l’intervention des forces armées.

Le président Umaro Sissoco Embaló détenu mais “bien traité”

Le président sortant Umaro Sissoco Embaló, dont le mandat venait d’expirer, a été arrêté dans les heures suivant la prise de contrôle. Il serait détenu « à l’état-major, bien traité et en sécurité », selon les militaires.

Cette crise éclate au moment où le pays attendait encore les résultats des élections présidentielles et législatives organisées récemment. Embaló, arrivé au terme de deux mandats, avait suscité une vive controverse après avoir révisé la Constitution pour se représenter, une démarche dénoncée par l’opposition comme un « coup de force institutionnel ».

Un pays une nouvelle fois plongé dans l’incertitude

La Guinée-Bissau, régulièrement secouée par des crises politiques depuis son indépendance, se retrouve une fois de plus dans une période d’incertitude profonde. Aucun calendrier de transition n’a pour l’instant été communiqué. L’Union Africaine denonce la prise du pouvoir par la force.

Les rues de Bissau étaient calmes mercredi soir, sous haute présence militaire, tandis que la population attend des clarifications sur l’avenir immédiat du pays.

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