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Dans plusieurs quartiers de la capitale tchadienne, dont Chagoua, Abéna et Gassi, les habitants vivent au rythme de coupures d’électricité causées non pas par des pannes techniques classiques, mais par des manœuvres de gros porteurs stationnés dans des espaces vides proches des habitations.

Ces terrains, souvent utilisés comme zones de stationnement informelles, permettent aux conducteurs de camions de trouver de larges espaces pour se garer ou effectuer des demi-tours. Si cette pratique paraît anodine, elle se révèle pourtant problématique pour les riverains. À plusieurs reprises, des camions, en effectuant leurs manœuvres, accrochent et sectionnent les câbles d’alimentation électrique reliant les habitations au réseau. À chaque incident, plusieurs foyers se retrouvent plongés dans le noir pendant des heures, voire des jours, en attendant une intervention technique.

« Nous sommes dépassés, ça arrive trop souvent. Dès qu’un camion touche un fil, tout le quartier est privé d’électricité », témoigne un habitant de Chagoua. À Abéna et Gassi, la frustration est la même. Les habitants dénoncent un problème devenu récurrent et qui perturbe aussi bien leurs activités quotidiennes que la sécurité du voisinage.

Face à cette situation, les populations appellent la Tchadienne d’Électricité (Tchadélec) et la Mairie de N’Djamena à prendre des mesures urgentes. Selon plusieurs riverains, une meilleure organisation des zones de stationnement, ainsi qu’un contrôle renforcé des manœuvres des camions, pourrait réduire ces incidents. Certains préconisent même l’installation de panneaux d’interdiction ou de dispositifs de protection pour sécuriser les câbles aériens exposés.

Pour l’heure, aucune solution concrète n’a encore été annoncée par les autorités locales ou la société nationale d’électricité. Mais face à la multiplication des incidents, les attentes des populations sont fortes.

Nous interrogerons dans les prochains jours les responsables de la Mairie de N’Djamena ainsi que ceux de la Tchadélec afin de comprendre les mesures envisagées pour mettre fin à cette situation qui pénalise quotidiennement des milliers de citoyens.

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