Le colonel Michael Randrianirina, président de la Refondation de la République de Madagascar, a nommé ce lundi un nouveau Premier ministre en la personne de Herintsalama Rajaonarivelo. Cette désignation intervient dans un contexte de transition politique et économique pour le pays.
Reconnu comme un technocrate influent dans les milieux d’affaires malgaches, Herintsalama Rajaonarivelo a fait ses preuves dans le secteur privé. À partir de 2020, il a occupé le poste de Président Directeur Général de la Banque Nationale de l’Industrie (BNI), un acteur majeur du paysage bancaire malgache. Il a également présidé pendant une décennie le FIVMPAMA, le principal groupement du patronat malgache, se positionnant ainsi comme un défenseur avéré des petites et moyennes entreprises.
Cette nomination semble marquer la volonté du pouvoir de relancer l’économie nationale. « Le choix de Herintsalama Rajaonarivelo traduit notre volonté de redresser l’économie malgache », a déclaré le colonel Randrianirina. « Il possède les expertises, les expériences, et surtout les relations indispensables avec les partenaires internationaux. »
Le nouveau Premier ministre a en effet été conseiller auprès de plusieurs grandes institutions internationales, dont la Banque mondiale, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Banque africaine de développement(BAD). Ce profil rassurant pourrait faciliter les discussions avec les bailleurs de fonds, dans une période où Madagascar cherche à reconquérir la confiance de ses partenaires.
Le président de la Refondation a également tenu à souligner que cette nomination respecte le cadre constitutionnel en vigueur. « J’aimerais remarquer que nous avons appliqué à la lettre la Constitution, notamment son article 54. Ce sont les députés ici présents qui ont proposé le nouveau Premier ministre », a-t-il précisé.
Reste à savoir si Herintsalama Rajaonarivelo saura répondre aux attentes d’une population malgache en quête de stabilité, de développement et de meilleures conditions de vie. Les défis sont nombreux, et les prochains mois seront déterminants pour juger de la capacité du nouveau chef du gouvernement à mener à bien les réformes promises.

