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Charfadine Galmaye Saleh est né le 24 mars 1990 à N’Djamena (Tchad). Après une enfance ordinaire passée à N’Djamena, il part en Algérie où il séjourne quelques années, officiellement pour ses études. Une étape qui sera suivie par une installation en France.

En France, il propose ses services à la direction d’un mouvement rebelle tchadien nommé FACT. Il en devient le porte-parole et lance, dans la foulée, un site internet qu’il nomme Tchadone. Il commence à relayer sur internet, notamment sur les réseaux sociaux, des informations sur les activités de ce qui est devenu son mouvement. Un mouvement hostile au pouvoir central de N’Djamena, à l’époque dirigé par le défunt Maréchal Idriss Déby Itno. Il faut rappeler que c’est ce mouvement qui est à l’origine de l’assassinat du président tchadien lors d’un affrontement, en avril 2021, dans le nord du Tchad.

Le 12 avril 2021, la Direction des Usagers et des Polices Administratives, bureau des fiches S et FPR de Paris, publie une notification de fiche S pour radicalisation et espionnage et met Charfadine Galmaye Saleh sous surveillance active, confiée au service départemental du renseignement territorial (SDRT).

Le directeur des Usagers et des Polices Administratives de la Gironde, la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI), ainsi que les services de renseignement territorial de la Nouvelle-Aquitaine sont instruits, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution de la décision de surveillance accrue.

Cette situation de surveillance perdure pendant plus de deux ans, sur fond de soupçons de radicalisation islamique et d’intelligence pour le compte de la Russie. Il demeure surveillé comme du lait sur le feu !

En 2024, la présence militaire française au Tchad, qui datait de plusieurs décennies, est dénoncée par le régime tchadien. La France est prise au dépourvu. Elle se retrouve face à une décision tchadienne surprenante qui met fin à l’accord de coopération militaire liant les deux pays.
Pour la France, les données, les circonstances et les équilibres ont changé. Elle essaie de s’adapter comme elle peut. Elle conçoit de nouvelles approches et fait appel à de nouveaux agents de renseignement pour sauver ce qu’elle peut de son positionnement au Tchad.

Connu par les services secrets français comme un farouche opposant au régime tchadien du père Idriss Déby Itno comme de celui du fils Mahamat Idriss Déby, ceux-ci approchent Charfadine Galmaye Saleh et procèdent à son enrôlement dans les services secrets français. Il est ainsi récupéré, recruté et naturalisé. Les Français savent qu’il n’a aucune limite morale et qu’il peut servir de canal pour ternir l’image du régime.

Depuis, le nouvel agent fugitif, Charfadine Galmaye Saleh, encadré par ses nouveaux « compatriotes » agents français, coalisés dans une sorte de vengeance contre le Tchad, travaille d’arrache-pied pour diffuser sur internet tout ce qui contribue à salir le régime tchadien actuel. Ils développent une intarissable narration sur un supposé pillage systématique des ressources minières ainsi que sur un prétendu isolement du Tchad sur la scène internationale.

Il ne se passe pratiquement pas un seul jour sans qu’une histoire complètement inventée ne soit mise en ligne sur le réseau Tchadone. Les récits diffèrent, mais le but est le même : diaboliser le pouvoir tchadien avec un accent particulier sur le cercle immédiat du président.

Dans cette lutte française, Charfadine Galmaye Saleh et ses collègues agents français ont embarqué les frustrés, les naïfs, les chômeurs, les opposants et tous ceux qui sont animés par le moindre sentiment hostile au pouvoir. Ils ont élargi leur cercle de sympathie en affichant un discours patriotique de façade et une lutte contre les détournements.

Le gouvernement tchadien, ayant identifié les services de renseignement étrangers pour lesquels Charfadine Galmaye Saleh travaille, a décidé de le déchoir de sa nationalité tchadienne, en l’accusant d’intelligence et d’activités incompatibles avec la qualité de citoyen tchadien.

Cette déchéance de la nationalité tchadienne est actée au mois de septembre 2025, alors que l’intéressé est naturalisé français depuis le 17 janvier 2025, à l’issue d’un entretien d’assimilation tenu le 9 décembre 2024 à Bordeaux. Cette naturalisation est obtenue grâce aux services secrets français et justifiée par les services que le concerné peut rendre à la France. Ainsi, la France a offert à l’intéressé une nationalité et une protection. La même personne qu’elle surveillait quelques années plus tôt, en pensant qu’elle roulait pour des intérêts russes.

Fidèle à sa tradition, la France agit ici, une fois de plus, dans la droite ligne de ce qu’elle a toujours fait : combattre les Africains par des Africains, recourir à des mercenaires pour réaliser ses objectifs. Pour la France, la fin justifie les moyens, et pour Charfadine, le gain justifie les moyens. Ils forgent ensemble une alliance de gagnant-gagnant.

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